‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 155 sur 348 · MÉLANGE DI · texte numérisé non relu

MÉLANGE DI

tWèltens au monde ? Kx i]Uo à Den

orfcis Ofcepit? Cest depuis quer£vangÜe a mon- Iré à la terre des hommes justes, qui ofTreul au Seigneur des prières ferventes pour les princes et pour l&i rois, que les Césars sont plus heureux , l’empire plus florissant , les peuples plus tranquilles : c’est nous setils , qui levant des mains pures au ciel, le fléchissons par nos clameurs; et ce^iendant, lorsque nous eu avons obtenu des grâces pour la terre, Jupiter en a tout riioimeur dans votre esprit : F.t rûrn niiserirordium extorseriwius, JupUrr Iwnoraiur. Quel don, mes Frères, la miséricorde de Dieu fait à la terre , lorsiprelle s’y forme un élu ! que) trésor }>our un |>e{iple, pour un empire, pour le monde entier! quelle ressource {K)iir les hommes d’avoir encore au milieu d’eux des serviteurs de Jésus-Christ î

Vous regardez quelquefois, mes Frères, la vertu comme une foiblesse ; et la piété des Justes ne trouve s^mvenl aiqtrc's de vous que des dérisions cl des censures. Mais quand les gens de bien ne .seroîent pas si utiles à la terre; quand ce ne seroit pas eux qui niaiiiliemient encore parmi nous les rotes de la sûreté puhli(|iie , la bonne foi dans le commerce, le secret dans les con.seils, la fldélitc dans les affaires, la religion dans les promcssc.s, l'intégrité dans les soin.s publics, l'amour des (>euples dans fautoriié, qu’y a-t-il de plus grand et <le plus respectable dans le monde que la vertu ?

Mais elle est rare, dite.s-vous; je le veux, et c’est en cela môme qu’elle est plus digne de vos boinni.igcs. Mais enfin, laissons là les discours puérils du libertinage; il est eiM;ore sur la terre des aines pures et fidèles; vous en connoLssez dans votre rang et dans votre étal, auxquelles vous ne pouvez refuser le titre respectable de la vertu : or, c’est par là en dernier lieu , que les bons servent à la condamnation des méchants; ils dtenl à l'iniquité toutes ses excuses. Car que pourrez -vous ré{H)ndrc devant le liibimal de Jésu.s-Clirist, que leur exemple, ou n’affoiblisse , ou ne couruiule? Direz-vous que vous n’avez fait que suivre des usages établis, et qu’il eût fallu se retirer dans les déserts pour s'en dispenser ? mais les Justes qui sont parmi vous s’y cmiforment - ils ? Vous excuserez -vous sur les suites inséparables d’une naissance illustre? vous en eonnoUsez qui , avec un nom encore plus distingué que le vûlre , en sanctifient l’éclat, et trouvent le secret de le faire servir mi salut. Quoi ? la vi\ acité de l’àge ? la délicatesse (lu sexe ? ou vous en montre tous les jours, qui dans une jeunesse florissaïUr, et avec tous les talents propres au monde, regardent tous ces vains avantages comme de la boue, et n’ont de pensée

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