‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 71 sur 348 · VÉRITÉ DE · texte numérisé non relu

VÉRITÉ DE

et ne rendez pas innliles, par rendurcissement de votre cœur, tant de moyens de sanctification que ia bonté de Dieu vous offre , et les ressources le-s plus heureuses de votre salut.

Grand Dieu! que de justes sujets de condamnation n’aurez-vous pas un jour contre moi? Que n’aurez-vous pas fait pour me sauver, et qii’auraije omis moi -même pour me perdre? Vous avez mis tout enieuvrepour em|HÎclier votre créature de j)érir; vos grâces, vos inspirations, de» lumières vives, des amertumes saluUiires, des dégoûts inlinis,des passions traversées, des projets coufondus, des» espérances évanouies , «le.» calamités publiipies et personnelles j que dirai-je enct>re ? un co'ur même tendre pour le bien ; un cœur ne avec des sentiments de vertu et de droiture ; un cœur qu* se refusuit aux excès, qui ne paroissoit point fait IK)ur le iléréglenicnt, (pii ne cessoitde me rappeler à vous, et de me reprocher en secret ma honte et ma foil)lesse. Que puis - je vous dire, tout couvert de vos hieiiraits cl de me» crimes? Seigneur, ne vous lassez pas de me tendre la main. Vous en avez trop fait jusqu’ici |M>ur me laisser périr san» ressource ; plus je me trouve indigne de nouvelles faveurs, (dus j’en espère. L’horreur de mon état augmente ma confiance; et l’excès de mes misères est le seul droit que j’offre à vos luisiTicordes éternelles.

Ainsi 5oil-tf.

SERMON

' HIIIU 1.K JIÙIUI AI’IiÉS LES C.L\nnES.

Page 1