I. Mercure de France^ mai 1740, p
a. Voyez, dans le tome III, p. 378-380, la note qui précède plusieurs extraits du Mercure,
3. Récréationâ littéraires (iy6S), p. i5. — 4. Pages agi et 19a.
5. Histoire du théâtre français^ tome XIV, p. 53 1. — Galerie his^ torique des acteurs du théâtre français^ tome II, p. a 5 et a6.
Sur le personnage du Maître de philosophie, ezcellemnient joue par du Croisy^, Grimarest conte une anecdote^ que M. Soulîë ne regarde pas comme vraisemblable*, mais que nous ne serions pas si disposé à rejeter. Baron n'a peut-être pas fourni autant de renseignements à Grimarest que celuinn aimait à le faire croire; cependant, comme il est lui-même mêlé à l'histoire du chapeau, il est permis de croire que c'est bien de lui cette fois que le biographe la tenait. Molière cherchait pour du Croisy un vieux chapeau qui n'eût pas son pareil, le plus philosophe des chapeaux qu'on pût trouver. Il pensa à celui de son ami, le physicien Jacques Rohault. Il chargea Baron de l'obtenir. Malheureusement le jeune négociateur eut l'imprudence de ne pas cacher à Rohault ce qu'on en voulait faire, et du Croisy fut obligé de s'en passer. Où Grimarest, qui aimait toujours à en dire plus qu'il n'en savait, n'est pas croyable, c'est lorsqu'il prétend que Rohault avait servi de modèle pour le philosophe de notre comédie. Molière, qui avait à ce savant d'anciennes obligations, eût été ingrat s'il Tavait tourné en ridicule. C'est ce qu'il n'a pu vouloir faire ni dans le Bottrgeois gentilhomme^ ni, quoi qu'on en ait dit aussi, dans le Mariage forcée où Ton a prétendu qu'il l'avait fait paraître sous les traits du docteur Pancrace. Mais emprunter à Rohault sa coiffure, ce n'était pas tout à fait toucher à sa personne, et le badinage n'avait rien de bien méchant.
Sur les autres rôles, à la création, nous ne rencontrons aucun ancien témoignage. Aimé-Martin donne celui de Dori-mène à Mlle de Brie : on ne peut supposer en effet qu'une autre l'ait rempli ; celui du Maître d^ armes à de Brie, celui de Dorante à la Thorillière.
La copie de la partition de Lulli qui appartint à Philidor (voyez à \ Appendice) porte, écrite de seconde main, ce semble, une distribution où des souvenirs de date différente ont été sans doute mêlés, et que l'on peut supposer avoir été indiquée, en partie de mémoire, en partie d'après une représentation récente, plusieurs années après la mort de Molière, au
I. Histoire du théâtre françou^ tome XIII, p. 994, à la note.