MADAME JOURDAIN, CLÉONTE, LUCILE, COVIELLE, NICOLE
MàDÀMB JOURDÀIIf.
Je suis bien aise de vous voir, Cléonte, et vous voilà tout à propos. Mon mari vient; prenez vite votre temps pour lui demander Lucile en mariage.
CLéoNTB.
Ah ! Madame, que cette parole m'est douce, et qu'elle flatte mes désirs ! Pouvois-je recevoir un ordre plus charmant ? une faveur plus précieuse ?
I. Encore, cUns tonte cette teène^ la tjrmitrie et Popposition qne j^ai déjà remarqnéet^, ajoiétrie dana le aena dea diaeonn, oppoaition dana le ton dea ezpreeaiona. Maia ici le duo (qu'on me paaee le terme) derient an quatuor y où, Nicole répétant ee qa*a dit Lncile, comme CoTieUe ce qa'a dit Qéonte, leora parolea a'entrelacent exactement à la manière dea moreeans lyriquea dana letqoeb quatre penonnea dialoguent entre ellea. Ajoutona à cela que lea mourementa, lea diangementa d*humettr et de réeolution dea deux hommea sont répkét par lea deux femmes, et réciproquement, c*eat-à-dire qne Tun de ces deux couplea tient rigueur quand Tautre supplie^ et que ee dernier tient rigueur i son tour lorsque le premier s*adoucit : d*oà réaultent, sur le théâtre même, plusieurs marches et contre-marchea qu*on croirait aroir été desainéea par un mettre de balleta.... Cette scène, quoique fort joHe, est peot-^tre la plus faible des trois où Molière a peint la bronillerie et la récon* ciliation de deux anunts. Celle àa- Dépit tunomremx est la seule qui tienne k Faction, qui aott eCSet et cause dans la chaîne des érénements dont se compose la pièoe; et eelle du Somrgeois gentilhomme est eneore moins inhérente au sujet que celle du Tartuffe^ qui l*est fort peu. Ces deux dendèrea sont pu* rement épisodîques.... (ifele «PAugêr.)
• A la fin de la praoûère partie de la scène précédente.
i4a LE BOURGEOIS GENTILHOMME.