HOMMES
DoBAim la Grange.
CLBOim Daurilliers.
M. JouBDAiv Rosimont.
M** JouBDAiH Hubert.
CoviBLLB du Croisy.
Maîtbb de musique. . . . Hubert.
Élète de musique .... Guerin.
Maîtbb ▲ dabsee .... la Thorillière.
Maîtbb d'abmes Guerin.
Philosophb du Croisy.
Maître tailleub Brécourt,
Gâbçoh tailleub .... BeauTal.
La plu)>art des rôles, on le voit, ëtaient encore tenus par ceux qui les avaient crées. Cependant la Grange avait laisse à Dauvilliers, comëdien venu du Marais, celui de Clëonte et pris celui de Dorante. Rosimont avait hérite, comme de coutume, du rôle qui avait appartenu à Molière. La Thorillière, qui représentait le maître à danser, était le fils du comédien que Ton croit avoir été le Dorante des représentations de Chambord, et qui était mort en i68o. Plusieurs rôles étaient confiés à un même acteur ; il en avait sans doute été de même du temps de Molière.
Dans la suite, la pièce a été jouée par des comédiens dont quelques-uns méritent de n'être pas oubliés ici. A la fin du dix-septième siècle et dans les premières années du dix-huitième, Paul Poisson, que nous avons déjà nommé à propos du spectacle gratis de 171^1» excella dans le rôle de M. Jourdain. Il vivait encore lorsque Pierre la Thorillière, le Mattre à danser de i685. fut chargé du premier rôle de notre comédie dans une belle représentation donnée à Versailles, le 14 mars 1729* : c'était une excursion que ce bon comédien faisait hors de son emploi. Il avait probablement fait regretter Poisson; car, à une seconde représentation, qui eut lieu neuf jours après, sur le même théâtre de Versailles, celui-ci, retiré depuis cinq ans, eut ordre du Roi de reparaître dans le rôle où il était sans rival : la Thorillière reprit, ce jour-là, son rôle du Maître à danser, avec ceux de Covielle et du Mufti, où il était fort goûté. Noui trouvons dans V Histoire du théâtre français^ qu'il avait fait ce personnage du Mufti le 3o décembre 17 16, dans une représentation sur le théâtre du Palais-Roj^al, à laquelle on donna un éclat qui n*avait pas eu d'égal depuis celles de Chambord en 1670. Ce fut la première de ces reprises où l'Opéra prêta son concours à la Comédie-Française, pour rendre au Bourgeois gentilhomme a tous ses agréments, » conmie on disait, par la musique et par les danses. « Jamais spectacle, dit le Nouçeau Mercure de janvier 1717% n'a été plus brillant, mieux exécuté et plus suivi ^. Il est certain que les
I. Mercure de France de mars 1729, p. 555. a. Tome XV, p. i5o.