‹ Œuvres de MolièreChapitre 137 sur 541 · VojM ei-aprit, p. i6l« note · texte numérisé non relu

VojM ei-aprit, p. i6l« note

a. DOAlMÉaB, M. JOUmDAlH, DORAHTm, TBOU MUtlGODIt, LAQUAIS.

3. Dorimèmê, M. Jourdain, DoraïUê, et Us trois musieiéMS so mutUnt à tahU, {nUUm.)

4. Et il ne me «tttoblige noUemeot, je lai ai obligation, je lai tâu gré d'oablier la part qoe j*ai à toot eeci, et de ne tonger ea yoot faisant lot bonneort de sa maison qa*à et qal yoos j ost dù«

i58 LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

étoit mèlé^, tout seroit dans les règles; il y aoroit partout de rélégance et de Térudition, et il ne manqperoit pas de vous exagérer lui-même toutes les pièces du repas qu'il vous donneroit, et de vous faire tomber d'accord de sa haute capacité dans la science des bons morceaux, de vous parler d'un pain de rive*, à biseau doré, relevé de croûte partout, croquant tendrement sous la dent; d'un vin à sève veloutée, armé d'un vert qui n'est point trop commandant'; d'un carré de mouton gourmande de persil^ ; d'une longe de veau de rivière ', longue

I. Si DamiSy notre ami, s'en ^oit mêlé. (1682, 94 B.) — Damis fait songer à en projet dans l'ordre de* Coteaux dont Boileaa arait parlé en i665, dans sa m* satire, et au Cliton dont la Bruyère fit le portrait vingt ans plus tard, dans so:^ chapitre de PHomme^ n* laa (1690, tome II, p. 56).

a. Un pain de rive est un pain qui, ayant été placé an iiord du four*, et par conséquent n*ajant pas été en contact arec les autres pains, est bien enit sur les bords et a un biseau doré, au lieu de cette baisure qui ressemble à de la mie. {Note d'Auger,)

3. D*un Tin où sous la force adoucie se fait encore sentir, mais sans trop commander l'attention du palais, un piquant, nn bouquet de jeunesse.

4. « Gourmande reut dire ici lardé, » assure Auger, et TAcadémie (en i835 et en 1878) confirme cette explication. Mais qu*entendait-on proprement par le mot? Que Therlie odorante rendait le morceau plus digne d*nn gonr* mand, plus firiand? ou bien qu*elle en pouTait, sinon dominer, eommmmder^ dn moins corriger le fumet? Voyez le Supplément du Dictionnaire de Liiiré, Le Dictionnaire même a un exemple de PHistoire universelle d* Agrippa d*Aabigné (liTre V, chapitre xxm, tome I, p. 3a6, éd. de 1616) qui peut suggérer une explication meilleure : • Celle-là [cette galère) seule, gourmandée d'arqpie* bnsades, fut prise. » Gourmandée là semble bien signifier, non past/if eitff^esenlement par de nombreux coups d*arquebuse, mais en gardant la trace, erifr/is d*arquebusades ; et ici ce doit être criblé, semé de persil. — En £iit, Popéntion culinaire qu*indique Auger se pratiquait ; de la Varenne Pappronre dans son Cuisinier Jrançois, dont le Dorante de la Critique nous a fait connaître Tautorité ^, et il sait pour ce précepte user d*un terme, ce semble, pins congruent à la chose (p. 87 de Tédition de 1670 même). 11 parle d^voLkamt-cSié de mouton tt « Vous pouTcz le faire t6x\t piqué de persil, et étant cait, senre»4e tout sec. »

5. F'eau de rivière, yeau éleré en Normandie, dans des prairies Toisinm de la Seine. [Note d* Juger,) Voyez tome VII, p. ia8, note a.

• L* Académie constate qu'on dit encore « par extension la rive d'un hois^ le bord, la lisière d*un bois. »

* Voyez à la scène yi de la Critique de V École des femmê*^ tome m, p. 359 et note 3.

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