‹ Œuvres de MolièreChapitre 138 sur 541 · ACTE lY, SCÈIfE;;i. i · texte numérisé non relu

ACTE lY, SCÈIfE;;i. i

comme cela, blanche, délicate, et qui sous les dents est une vraie pâte d*amande; de perdrix relevées d*un fumet surprenant; et pour son opéra*, d*une soupe à bouillon perlé*, soutenue d'un jeune gros dindon' cantonné * de pigeonneaux, et couronnée d'oignons blancs, mariés avec la chicorée. Mais pour moi, je vous avoue mon ignorance; et comme Monsieur Jourdain a fort bien dit, je voudrois que le repas fut plus digne de vous être offert.

DORIMÀNB.

Je ne réponds à ce compliment, qu*en mangeant comme je fais.

MONSIEUR JOURDAIN

Ah! que voilà de belles mains !

DORllciNB.

Les mains sont médiocres, Monsieur Jourdain ; mais vous voulez parler du diamant, qui est fort beau.

I . Pour «on chef-d*oraTi«. « Voua toos toaTenei bien, torit Busiy Rabutin à Mme de Gi%biii« «n 1676, de la lettre que yoot m*aTei promue, dès que TOUS auriex apprit qae je teroU grand-père. Je m'attends à on opéra. » C*est aussi le mot de la Fontaine fiUieitant Torenne de sa Tietoire de Sintxheim (juin 1674)* :

Vous ayez £iit. Seigneur, un opéra.

Voyez dans le Dictionnaire de Uitré d*aatres exemples on opéra est à traduire par oMTre difiScile.

a. Où, ezpKqne Auger, il y a « de petits yeux qui ressemblent à de la semence de perles. »

3. Non pas, sans doute, accompagnée d*un dindon pour plat de relevé, mais renforcée d'nn dindon dans le iMssin même qui la contient et que couronne en hant, sur le bord, nn cercle d*oignons blancs.

4. D*nn jeune gros dindon, eantonnée. (1674, 8a, 94B, 1734.) — Cantonna, qui n*est id qn*nn synonyme recherché de flanque ^ se rapporte éridemment mieuz à la prineipale pièce de yolaille. CeU nn terme de blason. Il se dit, d*après TAcadémie, « des pièces accompagnées, dans les cantons de Téco, de quelques autres figures. ■ Canton se dit « des parties dans lesquelles un écn est partagé par les pièees dont il est chargé. » Les exemples qu'elle donne

• Dans nne lettre insérée panni celles de Mme de Sévigné, tome IV, P. 3i7 : yojex là (note a) nn extrait des ffoaveliee remarques du P. Bonhours (a^ édi-

tion, 1676. p. 174).

» Tome V de Ted

editioB de M. Marty-Layeaux, p. 98.

i6o LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

MONSIEUR JOURDAIN

Moit Madame! Dieu me garde. d'^a.::goiiloijp.,garier ; «e ne serait pas agir en galant homme, etlêoiamaot est fort peu de chose.

DORIlfàNB.

Vous êtes bien dégoûté.

MONSIEUR JOURDAIN

Vous avez trop de bonté....

DORANTE*

Allons, qu'on donne du vin à Monsieur Jourdain, et à ces Messieurs, qui* nous feront la grâce de nous chanter un air' à boire ^.

DORIMÂNE.

C'est merveilleusement assaisonner la bonne chère, que d y mêler la musique*, et je me vois ici ment régalée*.

MONSIEUR JOURDAIN

Madame, ce n'est pas....

font : Croix eanUmmée dé fuatrê éioiUs, Il parie tutâ croix d'ut et

à chaque eamtom,

I. DoRAHTB, après avoir Jait signe à M. Jourdain, (1682, 1734.)

a. Et à cet Messieurs et à ces Dames,. qui. (168a.) Voyex ci-afirès, j». 161,

note 3.

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