ACTE lY, SCÈIfE;;i. i
comme cela, blanche, délicate, et qui sous les dents est une vraie pâte d*amande; de perdrix relevées d*un fumet surprenant; et pour son opéra*, d*une soupe à bouillon perlé*, soutenue d'un jeune gros dindon' cantonné * de pigeonneaux, et couronnée d'oignons blancs, mariés avec la chicorée. Mais pour moi, je vous avoue mon ignorance; et comme Monsieur Jourdain a fort bien dit, je voudrois que le repas fut plus digne de vous être offert.
DORIMÀNB.
Je ne réponds à ce compliment, qu*en mangeant comme je fais.
MONSIEUR JOURDAIN
Ah! que voilà de belles mains !
DORllciNB.
Les mains sont médiocres, Monsieur Jourdain ; mais vous voulez parler du diamant, qui est fort beau.
I . Pour «on chef-d*oraTi«. « Voua toos toaTenei bien, torit Busiy Rabutin à Mme de Gi%biii« «n 1676, de la lettre que yoot m*aTei promue, dès que TOUS auriex apprit qae je teroU grand-père. Je m'attends à on opéra. » C*est aussi le mot de la Fontaine fiUieitant Torenne de sa Tietoire de Sintxheim (juin 1674)* :
Vous ayez £iit. Seigneur, un opéra.
Voyez dans le Dictionnaire de Uitré d*aatres exemples on opéra est à traduire par oMTre difiScile.
a. Où, ezpKqne Auger, il y a « de petits yeux qui ressemblent à de la semence de perles. »
3. Non pas, sans doute, accompagnée d*un dindon pour plat de relevé, mais renforcée d'nn dindon dans le iMssin même qui la contient et que couronne en hant, sur le bord, nn cercle d*oignons blancs.
4. D*nn jeune gros dindon, eantonnée. (1674, 8a, 94B, 1734.) — Cantonna, qui n*est id qn*nn synonyme recherché de flanque ^ se rapporte éridemment mieuz à la prineipale pièce de yolaille. CeU nn terme de blason. Il se dit, d*après TAcadémie, « des pièces accompagnées, dans les cantons de Téco, de quelques autres figures. ■ Canton se dit « des parties dans lesquelles un écn est partagé par les pièees dont il est chargé. » Les exemples qu'elle donne
• Dans nne lettre insérée panni celles de Mme de Sévigné, tome IV, P. 3i7 : yojex là (note a) nn extrait des ffoaveliee remarques du P. Bonhours (a^ édi-
tion, 1676. p. 174).
» Tome V de Ted
editioB de M. Marty-Layeaux, p. 98.
i6o LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
MONSIEUR JOURDAIN
Moit Madame! Dieu me garde. d'^a.::goiiloijp.,garier ; «e ne serait pas agir en galant homme, etlêoiamaot est fort peu de chose.
DORIlfàNB.
Vous êtes bien dégoûté.
MONSIEUR JOURDAIN
Vous avez trop de bonté....
DORANTE*
Allons, qu'on donne du vin à Monsieur Jourdain, et à ces Messieurs, qui* nous feront la grâce de nous chanter un air' à boire ^.
DORIMÂNE.
C'est merveilleusement assaisonner la bonne chère, que d y mêler la musique*, et je me vois ici ment régalée*.
MONSIEUR JOURDAIN
Madame, ce n'est pas....
font : Croix eanUmmée dé fuatrê éioiUs, Il parie tutâ croix d'ut et
à chaque eamtom,
I. DoRAHTB, après avoir Jait signe à M. Jourdain, (1682, 1734.)
a. Et à cet Messieurs et à ces Dames,. qui. (168a.) Voyex ci-afirès, j». 161,
note 3.