PREMIÈRE ENTRÉES
Un homme rient* donner les livres du ballet, qpi d*abpTd est f«.tigné par une multitude de gens de prorincés différentes, qui crient en musique pour en avoir, et par trois Importons, qu*il trouTe toujours sur ses pas'.
I. L*é<litioii origintle ne fiiît précéder cet mots d*aiieini titre. Mais, comme on le rem à VAppendiee^ et ci-deisoas, note 3« le bon-d'oniTre, tout composé de chant et de doue, qui temint le q>eetacle dn BûmrgêvU gemUkommê à la cour, porte dans le livret de 1670 (imprimé poar le Aoi et set invités), et, d*aprés ce livret, dans la Partition Pliilkior, ainsi qna daas l'édition de 1 734, le nom de
BALLET DES If AXIONS.
3. En dansant ; c'est Dolivet qui fit ce personnage : voyei VApptmJkt^ p. s33.
3. La musique que LuUi composa ponr les deuf prenpièrss entrées df Ballf)l>concert des Nations*, qui en sont comme le prologue, dot ajouter beanconp k leur agrément ; leur succès fut grand sans doute ; Lnlli, non content de là aToir introduites dans le Ballet des ballets de 1 671, fit encore, Tannée suivante, de cette Distribii^n des livres uo prologue pour son prtinier opéra des Fitêt d4 V Amour et de Maeekme^, Il peut être fSfss intéresHB^ à^m fisf« connaître la mise en scène dans la salle de la rue de Taugirard. La voâçi, d*après le lirret de ers Fêtes j Tendu en aepteipbre 1679 f à l'entrée de la porte de 1* Académie royale de musique, près Luxembourg, vis-k-vîs Bd-Air. » « PaoLOOUi. La scène représente une grande salle, on Ton voit les plus superbes ornements que Tarcbitecture et la peinture puissent former. Blki est disposée pour un spectacle magnifique, et Ton y voit, dans renfoncement, an grand vestibule percé, qui laisse parottre un superbe palais au milieu d'un jardin. On y découvre une multitude de gens de provinces di£Eerentet, qui sont placés dans des balcons aux deux côtés du théâtre. Un homme qni doit donner des livres aux acteurs {aux personnages des balcons) commence à danser dès que la toile est levée ; toute la multitude qui est dsns les balcons s'écrie en musique pour lui demander des livres ; mais il est détourné d'en doaatr par quatre Importuns qui le suivent et qui l'environnent. » Qneiqnes sur ce théâtre infiniment plus vaste que celui qui pouvait être supposé dans la maison de M. Jourdain, étaient tans doute nouvelles. A l'origine, psrtie des acteurs au moin< étaient répandus sur la scène et non enfermés dans
* On eût pu l'appeler Ballet des Trois nations (Espagnols, Italiens, Fknnçsis) : voyez, ci-après, p. aa8, la dernière indication, qui suit Tintitulé VI* xNTnÉK ; mais peut-être songeait-on en outre au Suisse, aux deux Gaaeoas et h Is multitude des autres provinciaux qui remplit d'abord le théâtre.
^ Voyez tome VIT, p. 471» note b.
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