‹ Œuvres de MolièreChapitre 235 sur 541 · PROLOGUE. t · texte numérisé non relu

PROLOGUE. t

Et da haut des deux où je brille, J^entendrai prononcer aux mortek prévenus : « Elle est plus belle que Yénos ! »

iBGIALB.

Voilà comme Ton fait, c^est le style des hommes : lao Ils sont impertinents dans leurs comparaisons.

PHAÀNB*

Ils ne sauroient louer, dans le siècle où nous sommes, Qu*ils nWtragent les plus grands noms.

YBNOS.

Ah ! que de ces trois mots la rigueur insolente

Venge bien Junon et Pallas, i « 5

Et console leurs cœurs de la gloire éclatante Que la fameuse pomme acquit à mes appas M Je les vois s^applaudir de mon inquiétude, Affecter à toute heure un ris malicieux, Et, d*un fixe regard, chercher avec étude 1 3o

Ma confusion dans mes yeux.

I. Cet discourt dm Vénof dans le Prologue sont à rapproelier de celui qu*Apulée a mit dans la bouche de la déette, au débat autti de ton précieax êpitode det Métmmérfkmtêê (liTiet IV- VI), qui est pour nont la plot andemie, la Traie toorce de lliittoire de Ptyché et de rAmour. Em rentm natmrm prisea parêms, en ^lemêmtorum crigo imitialis^ en orhis totiiu mima FttuUy fmm cum mortmli pmêllm pmrtimrio mmjestmtit honore trmeior/ Et ma^ me» aienjM ev/o eonditmm Ummû tordibms §iro/mMatur/ Ifimirum eomtmuuU mmmims /rimmemto nemrim pomermtiomt imcortmm smatimebo^ ei imagimem momm circui^/erot pméiim moriturm/ Fnutrm mmpaêtor illê^ emjmêjmttUiam /Idêmfmm mmgmms eomproèmvii JupiUr^ oh êximimm êpeoUm tanîis frmimlii éUmhms^ • Qni, moi! moi! Vénut, rame première de la nature, rorigine....de tontlet HhmmmUf moi qui féconde TuniTert entier, moi partager avec une jeune fille, avec une mortelle let bonneurt dut à ommi rang tupréme ? Faut-il que je toit aiati traitée! Faut-il que, contacré dant le Ciel, mon nom toit profané et tonillé tnr la terre! Aiïtti donc let hommages qa*on rend I ma divinité, ont antre let partagera ! Je verrai let hommet incertaine d e*ett eelle-li ou ti e'eet Vénne qn*ilt doivent adorer! Bt qni me lepiésantera parmi let hommet? Une eténtnre destinée k la mort! Ce tem inutilement qne le Imnenz berger dont le pnittant Jopiter eonfinM Féquitahle et jnale isttnss nt'anm prÛBréet è

ennee de l*escellence de met ebaraee, à dcns grandae ili , » {l^mdmmtimmdm

M. rimimr Méêoimmd.)

378 PSYCHÉ

Leur triomphante joie, au fort d*un tel outrage.

Semble me venir dire, insultant mon courroux :

« Vante, vante, Vénus, les traits de ton visage ;

Au jugement d*un seul tu l'emportas sur nous ; 1 55

Mais, par le jugement de tous, Une simple mortelle a sur toi Tavantage. » Ah ! ce coup-là m'achève, il me perce le cœur. Je n*en puis plus souffrir les rigueurs sans égales ; Et c'est trop de surcroit à ma vive douleur, 1 4 o

Que le plaisir de mes rivales.

Mon fils, si j*eus jamais sur toi quelque crédit,

Et si jamais je te fus chère, Si tu portes un cœur à sentir le dépit

Qui trouble le cœur d'une mère 145

Qui si tendrement te chérit, Emploie, emploie ici l'effort de ta puissance

A soutenir mes intérêts,

Et fais à Psyché par tes traits

Sentir les traits de ma vengeance. 1 5o

Pour rendre son cœur malheureux.

Prends celui de tes traits le plus propre à me plaire,

Le plus empoisonné de ceux

Que tu lances dans ta colère.

Du plus bas, du plus vil, du plus affreux mortel iHS Fais que jusqu'à la rage elle soit enflammée, Et qu'elle ait à souffrir le supplice cruel

D'aimer, et n'être point aimée.

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