‹ Œuvres de MolièreChapitre 246 sur 541 · G^NOR · texte numérisé non relu

G^NOR

Sans qu'on ait le pouvoir d'élire %

On suit, dans une telle ardeur,

Quelque chose qui nous attire.

Et lorsque Tamour touche un cœur,

On n'a point de raisons à dire*. 3 55

ÂGLAURB.

En vérité, je plains les fâcheux embarras

Oii je vois que vos cœurs se mettent : Vous aimez un objet dont les riants appas Mêleront des chagrins à l'espoir qu'ils vous jettent.

Et son cœur ne vous tiendra pas 3 60

Tout ce que ses yeux vous promettent.

CIDIPPB.

L'espoir qui vous appelle au rang de ses amants Trouvera du mécompte aux douceurs qu'elle étale ; Et c'est pour essuyer de très-(acheux moments, Que les soudains retours* de son âme inégale. 3 65

ÂGLA.URB.

Un clair discernement de ce que vous valez Nous fait plaindre le sort oii cet amour vous guide, Et vous pouvez trouver tous deux, si vous voulez. Avec autant d'attraits, une âme plus solide.

CIOIPPE.

Par un choix plus doux de moitié 370

Vous pouvez de l'amour sauver votre amitié ^,

I . Élire^ eomoM synonyme de ekoùir, a été noté au Tartuffe (tome IV, p. 5o3« note i).

a. De moti& à donner. — De raiaon. (1684 À, 94 B, 1730, 33, 34.)

3. C*eft-à-dire les toadains retours.... sont (faits) pour, sont propres à tous finre essayer..., ne peuvent qne tous faire essayer de flcheox moments.

4. SaaTer Pamitié qui vous onit des dangers que Tamoar lui fait courir.

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