SCÈNE VI
AGLAURE, CIDIPPE.
CIDIPPB.
Ma sœur, que sentez-vous i ce soudain malheur Où nous voyons Psyché par les Destins plongée ?
àglàurb.
Mais vous, que sentez-vous, ma sœur?
CIDIPPB.
A ne vous point mentir, je sens que dans mon cœur 540 Je n*en suis pas trop affligée.
ÂGLIURE.
Moi, je sens quelque chose au mien Qui ressemble assez à la joie.
Allons, le Destin nous envoie Un mal que nous pouvons regarder comme un bien. 545
I . Cet ond« Mt à donble tent, comme ili l*éuient pretqae tout. Lm paroles on sont déeriu les ravages du montlre et ses moyens de nuire s'appliquent fort bien à i*Amodr, dont on dit métaphoriquement les mêmes choses. Cest l'Amour lui-même qui a ait rendre cet oracle ambigu, qui semble répoudre aux désirs de vengeance de Vénus, et qui, dans la réalité, doit senrir les Tues de rAmour sur Psjché. Cette imagination est d'Apulée. (Note «TAmger : rojti vers la fin du lirre IV des Métamorphoses d'Apulée.)
FIN DU FREMISm ACTE.
PREMIER INTERMÈDE*
Là tcène est changée en des rochers al&eox, et fait Toir en âoignement une grotte effroyable*.
Cest dans ce désert que Psyché doit être exposée, pour obéir à Toracle. Une troupe de personnes affligées y Tiennent déplorer sa disgrâce. Une partie de cette troupe désolée témoigne sa pitié par des plaintes touchantes, et par des concerts lugubres, et Tautre exprime sa désolation par une danse pleine de toutes les marques du plus Tiolent désespoir.
PLAINTES EN iTAUEN^.
CBJNTÉBS PJM UNE FMMÊU JUSOLÉM, BT MVX ttOMMBS JFFUCÈS
YMMMK sisOLBB^.
Deh! pUmgBte al pianto mu».
Saisi dtÊtiy amiieke seipe^ Lagrimaie^ fonii e beive^ I^un htl çoito ii fato rio.
I. Poor qoe les diiffiret des yvt de PtyM umaX let mêmes dans le MolUrê et le CarmêiiU de U CoHecdon, noas comprenons dans le numérotage eeux des intermèdes, tont en nous demandant »*i! n*eAt point mieux valu ne pas ebif&rer ecs hors-d*oravre,eomme n*étantni de Tun ni deTintre de nosantews. a. Et J'aie woir ion» rèloigoêmeai mie effroyable toUtmJê, (1734.) 3. Yojesplns loin, dans V Appendice^ p. 370 et 371, une imitation en vers finnois de ees Plaintes, qui fut insérée, dés 167 1, dans le Lirre da BalUt des haltêtê, — « Ces paroles italiennes sont, dit-on, de Lalli*, on do moins elles ont été foomies par lui, et il les a mises en musique, comme toutes celles qui deraient être diantées. C*cst une espèce d'anadironisme, dans nn sujet qui remonte anz temps fidmleax de la Grèce, que des paroles italiennes, c^est-èdire écrites dans une langue qui n*exista que bien des siècles après. On en pent dire autant du firançali; mais remploi de cette dernière langue est une conces»ion indispensable : l'emploi de Tautre £iit une confusion et une disparate assez ridicules. » {Note iTAogor,) —- Nous reproduisons cette erittque plutôt comme curieuse que comme bien fondée. Si de Fitalicn en musique annexé à du fran^is fait confusion et disparate, eoounent et pourquoi pbia dans un siget antique et même fabuleux, que dans on sujet moderne?
4 sa disgrâce»
PKMMis désolées, uoions affligés^ CHABTAirrs IT DAKSàirrs.
UxB Fbxiu désolée, (1734.)
• Misêoire dm ikéâtre franaoie des frères Pvisiet, mais H, p. I9I| in de note <r, «t p. 1x7, aote «.*
«98 PSYCHÉ
PBEHIim HOMm AFFUGB.
jihi More ! 55o
nOOVD HOMMB àMWlXQ'L PEIMOUl BOMIIB APfUGS.
Cruda mortê^
SIOOSD HOmB AFFLIoi*.
Mnytia sorie^
TOUS TBOU*.
Che canianni a morir tanta heltà ! '
CUn^ stêlU^ M crudeUà ! « 55S
•BGOHD HOMMB AFVLTOB.
ConC euer puh fra 9oi^ o Numi etemî, Chi çoglia estmta una heltà * innoeente? Ahi I eht tanto rîgor^ CUlo ineUmente^ ymeê iU entfUità gii siessi imferm,
PRKMIKE HOMMX AFWLlQi.
Nume fiero^l 56o
flCOHD HOMMB APfUOi*
Diosevêro!
Perché tonto rigor Cantro umacenU eor?
I. Fbhmb ddeoUe, et •■com Hommb afflige, (1734.) %, Lu Diux Hoiuiis affligés. {Ibidem,) y, Toui TBon ■KSKifBijE. [Ibidem.)
4. loi, comme on le verra à VAppemdiee^ p. S69, il 7 ■ <!•■• I0 lÎTreC de 1671 et dans le Ballet des ballets ane strophe de pliu, cheitée par la Femme déaolèe. Cette strophe est également dans Tédition de 1734» aTee les reprises des Hommes aCBigés : Aki dolaret etc. Elle avait été ajoutée pour servir aiuc broderies d*ane Tariation arrangée sur l'air de Deh / piangete^ vaiiatioa qui ■ passé dans la partition de Lnlli, mais que le maître laissa faire à Lambot, son bean-pére, et dont peut-être d'abord il ne s*éuit pas soucié. C*est encore h Lambert que Fresneuse (p. aoi, dans le passage rapporté ei-dessus, p. »a3« note 6] impute c le petit double de la Plainte de Psjrehé,
Risptmdete a miei lamenti •,
placé pourtant à la boute de LuUi, qui ne devait pat le souffrir en cet endroit. »
5. Tous nos textes ont ainsi heltà. Mais cet i accentué peut-il s*élider? et ne (aut-il pas lire bella ?