‹ Œuvres de MolièreChapitre 258 sur 541 · ACTE II, SCiNE I. Soi · texte numérisé non relu

ACTE II, SCiNE I. Soi

En vain Torgaeil du diadème Veut qu^on soit insensible à ces cruels revers» En vain de la raison les secours sont offertSi Pour vouloir d'un œil sec voir mourir ce qu*on aime : L'effort en est barbare aux yeux de Tunivers» 590 Et c'est brutalité plus que vertu suprême. Je ne veux point dans cette adversité Parer mon cœur d'insensibilité.

Et cacher l'ennui qui me touche ;

Je renonce à la vanité 595

De cette dureté farouche

Que l'on appelle fermeté ;

Et de quelque façon qu'on nomme Cette vive douleur dont je ressens les coups. Je veux bien l'étaler, ma fille, aux yeux de tous, Soo Et dans le cœur d'un roi montrer le cœur d'un homme.

psTcni.

Je ne mérite pas cette grande douleur : Opposez, opposez un peu de résistance

Aux droits qu'elle prend sur un cœur Dont mille événements ont marqué la puissance. SoS Quoi ? faut-il que pour moi vous renonciez. Seigneur,

A cette royale constance Dont vous avez fait voir dans les coups du malheur

Une fameuse expérience?

LE ROI

La constance est facile en mille occasions. S i o

net est là taWi <l*iine lettre d*eiiToi aa bai de laqnefle est le nom de Molière. Le toBiiet et la lettre, adreiaéa à la Mothe le Vajer, rauraient M à Toecanon de la mort de ion fila, en aeptembn 1664 (année oè, an noTambre, Molière Ini-méoie perdit ton premier fib encore en baa t^), Lt Vaycr TÎvait an temps des premières reprsseata tiens de Ptjrcki, et ne monmt qne plna d*an an après, sept mois après rimpresston de la pièee, en mai 1S71. Voyan, an tonw IX, la note aeeompagnant la première en date, probablsmanr, dee PoéëUi dhmrêÊê,

StfH PSYCHÉ.

Toutes les rërolations Où nous peut exposer la fortune inhumaine, La perte des grandeurs, les persécutions, Le poison de l*envie, et les traits de la haine,

N^ont rien que *■ ne puissent sans peine 6 1 $

Braver les résolutions D^une ame oii la raison est un peu souveraine ;

Mais ce qui porte des rigueurs

A faire succomber les cœurs

Sous le poids des douleurs amères, 6a o

Ce sont, ce sont les rudes traits

De ces fatalités sévères

Qui nous enlèvent pour jamais

Les personnes qui nous sont chères.

La raison contre de tels coups 6a 5

N^offre point d^armes secourables ;

Et voilà des Dieux en courroux

Les foudres les plus redoutables

Qui se puissent lancer sur nous.

PSYCHÉ

Seigneur, une douceur ici vous est offerte : 63o

Votre hymen a reçu plus d*un présent des Dieux,

Et, par une faveur ouverte*, Ils ne vous ôtent rien, en m^ôtant à vos yeux, Dont ils niaient pris le soin' de réparer la perte. Il vous reste de quoi consoler vos douleurs ; 63 5

Et cette loi du Ciel que vous nommez cruelle

Dans les deux Princesses mes sœurs

Laisse à Tamitié paternelle

I. Qui, par «rreor, pour ^im, dam lat deux premiÀret édîtiont (1671 et 167S) et dans les trois étrangèret.

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