ACTE II, SCÈNE I. 3oS
Oh pboer tontes tes dooMort.
LB moi.
Ali ! de mes maux soulagement (rÎToIe ! 640
Rien, rien ne s^offre à moi qui de toi me console ; Cest sur mes déplaisirs que j*ai les yeux ouverts. Et dans un destin si funeste Je regarde ce que je perds, Et ne vois point ce qui me reste. 645
PSYCHÉ
Vous savez mieux que moi qu^aux volontés des Dieux,
Seigneur, il faut régler les nôtres, Et je ne puis vous dire, en ces tristes adieux. Que ce que beaucoup mieux vous pouvez dire aux antres. Ces Dieux sont maîtres souverains 65o
Des présents qu*ils daignent nous faire; Ils ne les laissent dans nos mains Qu^autant de temps qu^il peut leur plaire : Lorsqu'ils viennent les retirer.
On n*a nul droit de murmurer 655
Des grâces que leur main ne veut plus nous étendre*. Seigneur, je suis un don qu^ils ont fait à vos voeux ; Et quand par cet arrêt ils veulent me reprendre. Us ne vous 6tent rien que vous ne teniez d*eux, Et c^est sans murmurer que vous devez me rendre. 6S0
LK ROI
Ah ! cherche un meilleur fondement Aux consolations que ton cœur me présente. Et de la fausseté de ce raisonnement
Ne fais point un accablement
A cette douleur si cuisante 665
Dont je souffre ici le tourment.
Crois-tu là me donner une raison puissante