ACTE II, SCÈNE U 3o
Oa platAti sUls avoient dessein de le reprendre, 900 N*eût-il pas été mieux de ne me donner rien?
PSYCHÉ
Seigneur, redoutez la colère De ces Dieux contre qui vous osez éclater.
LB ROI
Après ce coup que peuvent-ils me faire ? Ils m^ont mis en état de ne rien redouter. 7 o 5
psYcni.
Ah! Seigneur, je tremble des crimes Que je vous fais commettre, et je dois me haîr^...
LE ROI
Ah! qu^ils souffrent du moins mes plaintes légitimes :
Ce m^est assez d^effort que de leur obéir ;
Ce doit leur être assez que mon cœur t*abandonne 7 1 o
Au barbare respect qu*il faut qu*on ait pour eux,
Sans prétendre gêner' la douleur que me donne
L*épouvantable arrêt d'un sort si rigoureux.
Mon juste désespoir ne sauroit se contraindre ;
Je veux, je veux garder ma douleur à jamais, 9 1 5
Je veux sentir toujours la perte que je fais,
De la rigueur du Ciel je veux toujours me plaindre.
Je veux jusqu^au trépas incessamment pleurer
Ce que tout Tunivers ne peut me réparer.
PSYCHÉ
Ah! de grâce, Seigneur, épargnez ma foiblesse: 7*0 J*ai besoin de constance en Tétat où je suis ; Ne fortifiez point Texcès de mes ennuis
Des larmes de votre tendresse; Seuls, ils sont assez forts, et c*est trop pour mon cœur De mon destin et de votre douleur. 71 5
I. 11 n'y a qu*an point après kâïr daaa Tiditioa d« 1734. 9. T«iir «n eontrainte, empéelier : eompara remploi qoi «tt fait da ménia mot au twt 454, 776 et 1700.
MouiBS. Tni «o
So6 PSYCHÉ.
LB ROI
Oui, je dois t^épargner mon deail inconsolable. Voici Tinstant fatal de m^arracher de toi : Mais comment prononcer ce mot épouvantable ? Il le faut toutefois, le Gel m*en fait la loi;
Une rigueur inévitable 7 3 o
M^oblige à te laisser en ce funeste lieu. Adieu : je vais.... Adieu.
Ce qui suit^ Jusqu'à la fin de la pièce^ est de M, C^^ à la réserve de la première scène du troisième aete^ qui est de la même main que ce qui a précédé *.