I. tumàn Josqu^i Boat, ripaadrt mr mms
3o4 PSYCHÉ.
Pour ne me plaindre point de cet arrêt des Geax?
Et dans le procédé des Dieux
Dont tu veux que je me contentey 670
Une rigueur assassinante *
Ne paroit-elle pas aux yeux ?
Vois l'état où ces Dieux me forcent à te rendrcy Et l'autre oii te reçut mon cœur infortuné : Tu connoitras par la qu'ils me viennent reprendre 6 7 S
Bien plus que ce qu'ils m'ont donné.
Je reçus d'eux en toi, ma fille, Un présent que mon cœur ne leur demandoit pas ;
J'y trouvois alors peu d'appas.
Et leur en vis sans joie accroître ma famille* 680
Mais mon cœur, ainsi que mes yeux, S'est fait de ce présent une douce habitude : J'ai mis quinze ans de soins, de veilles et d'étude
A me le rendre précieux; Je l'ai paré de l'aimable richesse 6S5
De mille brillantes vertus; En lui j'ai renfermé par des soins assidus Tous les plus beaux trésors que fournit la sagesse ; A lui j'ai de mon âme attaché la tendresse ; J'en ai fait de ce cœur le charme et l'allégresse, 690
La consolation de mes sens abattus,
Le doux espoir de ma vieillesse.
Ils m'ôtent tout cela, ces Dieux, Et tu veux que je n'aye aucun sujet de plainte Sur cet affreux arrêt dont je souffre l'atteinte ? 69$
Ah ! leur pouvoir se joue avec trop de rigueur
Des tendresses de notre cœur :
Pour m'ôter leur présent, leur falloit-il attendre
Que j'en eusse fait tout mon bien ?
I. Voyex lor Temploi de ce mot, tome VU, p. 54, nota 4, et eomparet ei« après encore, à la scène i^ du I**^ acte des Fomrberiu de Seapim.