‹ Œuvres de MolièreChapitre 266 sur 541 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CLÉOllÉNB, AGÉNOR, PSYCHÉ.

Deux amis, deux rivaux, dont l'unique souci

Est d'exposer leurs jours pour conserver les vôtres, s 1 o

Puis-je vous écouter, quand j'ai chassé deux soeurs ? Princes, contre le Ciel pensez-vous me défendre ? Vous livrer au serpent qu'ici je dois attendre. Ce n'est qu'un désespoir qui sied mal aux grands cœurs ;

Et mourir alors que je meurs, 8 1 5

Cest accabler une âme tendre

Qui n'a que trop de ses douleurs.

AOÏNOa.

Un serpent n'est pas invincible :

Cadmus, qui n'aimoit rien, défit celui de Mars. Nous aimons, et l'Amour sait rendre tout possible 8a o

Au cœur qui suit ses étendards,

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