‹ Œuvres de MolièreChapitre 267 sur 541 · I. Pot ■• f— § jfm ékfUim · texte numérisé non relu

I. Pot ■• f— § jfm ékfUim

3io PSYCHE.

A la main dont lui-même U conduit tous les dards.

psychA.

Voulez-vous qu'il tous serve en faveur d*une ingrate

Que tous ses traits n'ont pu toucher ? Qu'il dompte sa vengeance au moment qu'elle ëclate, sa 5

Et vous aide à m'en arracher ?

Quand même vous m'auriez servie^

Quand vous m'auriez rendu la vie»

Quel fruit espérez-vous de qui ne peut aimer?

CLltoMÉNE.

Ce n'est point par l'espoir d'un si charmant salaire g S o

Que nous nous sentons animer ;

Nous ne cherchons qu'à satisûdre Aux devoirs d'un amour qui n'ose présumer

Que jamais, quoi qu'il puisse faire.

Il soit capable de vous plaire, 83 5

Et digne de vous enflammer.

Vivez, belle princesse, et vivez pour un autre :

Nous le verrons d'un œil jalouz ; Nous en mourrons, mais d'un trëpas plus doux

Que s'il nous falioit voir le vôtre; 840

Et si nous ne mourons en vous sauvant le jour, Quelque amour qu'à nos yeux vous préfériez au nôtre, Nous voulons bien mourir de douleur et d'amour.

psYcmE.

Vivez, Princes, vivez, et de ma destinée Ne songez plus à rompre ou partager la loi : 845

Je crois vous l'avoir dit, le Ciel ne veut que moi.

Le Ciel m'a seule condanmée.

Je pense ouïr déjà les mortels si£Bements

De son mioistre qui s'approche; Ma frayeur me le peint, me l'offre à tous moments; 85o Et, maîtresse qu'elle est de tous mes sentiments, Elle me le iigure au haut de cette roche. J'en tombe de foiblesae, et mon cœur abattu Ne soutient plus qu'à peine un reste de vertu. Adieu, Princes, fuyez, qu'il ne vous empoisonne. 8 5 S

AGÉNOR

Rien ne s'offre à nos yeux encor qui les étonne,

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