‹ Œuvres de MolièreChapitre 273 sur 541 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Où sui»-je? et dans un lieu que je croyois barbare 995 Quelle savante main a bâti ce palais,

Que Fart, que la nature pare

De l'assemblage le plus rare

Que l'œil puisse admirer jamais ?

Tout rit, tout brille, tout ëclate, 1000

Dans ces jardins, dans ces appartements.

Dont les pompeux ameublements

N'ont rien qui n'enchante et ne flatte; Et de quelque côte que tournent mes frayeurs. Je ne vois sous mes pas que de l'or, ou des fleurs. i o o 5

Le Ciel auroit-il fait cet amas de merveilles

Pour la demeure d'un serpent?

Et lorsque par leur vue il amuse et suspend De mon destin jaloux les rigueurs sans pareilles.

Veut-il montrer qu'il s'en repent ? i o 1 o

Non, non ; c'est de sa haine, en cruautés féconde.

Le plus noir, le plus rude trait.

Qui, par une rigueur nouvelle et sans seconde,

N'étale ce choix qu'elle a fait

De ce qu'a de plus beau le monde, i o i 5

Qu'afin que je le quitte avec plus de regret.

Que mon espoir est ridicule', S'il croit par là soulager mes douleurs !

▼ante, qui «tt de Corneille, commence par celle de barbare. Dans le dernier conplet de rAmonr, on Toit de même, à côté Tune de Tautre, deux rimea fénininea différentes. Ce sont de pures inadverunces. Dans tout le reste, Pcnchafnement, le mélange des rimes est régulier. Molière ne s*était pas astivînt i la même exactitude dans Ampkitrjrorif écrit également en Ters libres, et re* présenté deux (lisex : trois) ans.... avant Psjrché, (PioteiCAuger,)

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