‹ Œuvres de MolièreChapitre 272 sur 541 · ACTE III, SCÈNE I. 3i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. 3i

Ne doÎTent point r^^ner putni des Immortelles * , Votre mère Vénus est de rhumeur des belles^

Qai n^aiment point de grands enfants*. 97 S

Maïs où je la trouye outragée, Cest dans le procédé que Ton tous Toît tenir;

Et c^est ravoir étrangement Tengée, Que d^aimer la beauté qu'elle Touloit punir. Cette haine où ses vœux prétendent que réponde 910 La puissance d'un Bis que redoutent les Dieux....

l'amoue.

Laissons cela, Zéphire, et me dis si tes yeux Ne trouvent pas Psyché la plus belle du monde ? Est-il rien sur la terre, est-il rien dans les Geux Qui puisse lui ravir le titre glorieux 9i5

De beauté sans seconde?

Mais je la vois, mon cher Zéphire, Qui demeure surprise à Téclat de ces lieux.

ZÉPHIRB.

Vous pouvez vous montrer pour finir son martyre,

Lui découvrir son destin glorieux, 990

Et vous dii*e entre vous tout ce que peuvent dire

Les soupirs, la bouche et les yeux.

En confident discret je sais ce qu'il faut faire Pour ne pas interrompre un amoureux mystère'.

I. Parmi l«t Immortellet. (1675 A, 84 A, 94 B, 17)0, 33, 34.) a. Le germe de cette idée plaisante est dans Apulée, qui fait dire à Véaat elle-même, au lirre VI : Félix vero ego qum im ipso mtaiis mêm^ore voemktr a9ia, « Me terai-je pas fort heureuse de m*entendre appeler grand*mèr« à la fleur de mon âge ? » [Note iCjimger,)

3. Cette ioène, la dernière de celles que Molière a écrites «, radtsetad a« ton familier qui lui est propre, et au-dessus duquel Corneille s*élèT« natortl* lemcnt. Zéphire parle è TAmour du ton dont un valet, bel esprit et Cimttier, parlerait è un jeune maître qui aurait pris un déguisement pour aller en bonat fortune. — La scène de Molière finit par la rime d« mjrsièn, tt la seène ani*

• Et qu*il éeririt parce qn*il se proposait de la jouer Ini-méoie : TOjei ei« dessus è ta Notice, p. aSi et i58.

3i8 PSYCHE.

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