ACTE III, SCÈNE III. 3fti
Vous soi^Nrei, Seigneur, ainsi qoe je sonpire; Vos sens comme les miens paroissent interdits; 1075 Cest à moi de m'en taire, à yoas de me le dire, St cependant c'est mot qui vous le dis.
i.*A]ioum.
Vous ayex eu, Psychë, l'âme toujours si dure. Qu'il ne ùmt pas tous ëtonner Si, pour en réparer l'injure, i ot 0
L* Amour, en ce moment, se paye avec usure
De ceux qu'elle a dd lui donner^.
Ce moment est venu qu'il fout que votre bouche Exhale des soupirs si longtemps retenus. Et qu'en tous arrachant à cette humeur farouche, i o 8 5 Un amas de transports aussi doux qu'inconnus Aussi sensiblement tout à la fois vous touche, Qu'ils ont dd vous toucher durant tant de beaux jours Dont cette âme insensible a profané le cours.
psTcmi.
If aimer point, c'est donc un grand crime* ! 1090
l'amoub.
En sonfifrei-TOUs un rude châtiment?
C'est punir assez doucement.
l'amoub.
Cest lui choisir sa peine légitime.
Et se faire justice en ce glorieux jour D'un manquement d'amour par un excès d'amour. 1 09 S
Que n'ai-je été plus tôt punie !
J'y mets le bonheur de ma vie ; Je devrois en rougir, ou le dire plus bas,
Mais le supplice a trop d'appas ; Permettez que tout haut je le die et redie : 1100
I. T«l att bia 1« tntt àê toatiet boa Mitioat. Le trat est : « L*Aaio«r, ï 9ê MMMMf , M pays d« to«t las momemis q«a TOtra ftoM darait, qu'elle dé lai doBBar. * Vu pan plat loio, aa Tara 1088, a«f itf a la méane ' taaiporalla qa*ici a Ml, S. Lm ididoM de 1674, Sa, 1734 lemplaaaBt la poiat d'aBciaauitioa da taste otigiaal par aa poiat d*iatannigatioa.
Mouàax. vm si
Saa PSYCHÉ.
Je le dirois cent fois, et n'en roaprob pts.
Ce n*e8t point mm qui parle, et de Totre prësence
L'empire surprenant, l'aimable Tioleneev
Dès que je veux parler, s'empare de ma ▼ois.
C'est en vain qu'en secret ma pudeur s'en oflTense, 1 1 o 5
Que le sexe et la bienséance
Osent me faire d'autres lois; Vos yeux de ma réponse eux-m6mes font le choix, Et ma bouche asservie à leur tonte-puissance Ne me consulte plus sur ce que je me dois. x 1 1 o
l'amoue.
Croyez, belle Psyché, croyez ce qu'ib vous disent.
Ces yeux qui ne sont point jaloux* ;
Qu'à l'envi les vôtres m'instruisent
De tout ce qui se passe en vous.
Croyez-en ce cœur qui soupire, 1 1 1 5
Et qui, tant que le vôtre y voudra repartir,
Vous dira bien plus, d'un soupir,
Que cent regards ne peuvent dire :
Cest le langage le plus doux, Cest le plus fort, c'est le plus sûr de tous. 1 1 a o
FsrcHi.
L'intelligence en ëtoit due A nos cœurs, pour les rendre également contents : J'ai soupiré, vous m'avez entendue ;
Vous soupirez, je vous entends.
Mais ne me laissez plus en doute, z i s 5
Seigneur, et dites-moi si par la même route. Après moi, le Zéphire ici vous a rendu,
Pour me dire ce que j'écoute.
Quand j'y suis arrivée, étiez-vous attendu?
I . Jaloux : qne Ptyché poorrait appeler tek li, lai enTÎant ton bonlMor en qnelqae sorte, ib refuMÎent de rinttmire ? Ses yeux ne sont point jalons, ils ne lai d^bent, ils ne lai eaclieni rien. Maisya/Mue peut a?oir on antre sens, plus simple peut-être ; le membre de phrase c qai ne sont point jalons », pent, an Hea de se rattacher, comme il semble, à eeqai prieàde, être lié logiqoement à ce qai suit, et peut-être la pensée est-elle : c et, an reste, ees yeux ne sont point jaloux de la puissance des rôtres, ils Tenlent laisieranx T6tres lear liberté : que les vôtres m'instruisent.... •