‹ Œuvres de MolièreChapitre 283 sur 541 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

AGLàURE, cidipfe.

AGUktTEB.

Je n'en puis p]os« ma sœur : j*ai yu trop de merveilles ;

L'avenir aura peine à les Jnen concevoir ;

Le soleil qui voit tout et qaî nous fait tout voir i s to

N'en a vu jamais* de pareilles.

Elles me <^§rinent l'esprit ; Et ce brillant palais, ce pompeux équipage

Font un odieux étalage.

Qui m'accable de honte autant que de dépit. istS

Que la Fortune indignement nous traite,

Et que sa largesse indiscrète Prodigue aveuglément, épuise, unit d'eCTorts,

Pour faire de tant de trésors

Le partage d'une cadette ! i a 9 o

cmiPFi.

J'entre dansi tous vos sentiments, J'ai les mêmes chagrins, et dans ces lieux charmants

Tout ce qui vous déplaft me blesse ; Tout ce que vous prenes pour un mortel afiront

1. Le néâtrg rtfritemiê um JM^Um smperhë gt eharmamt, Om j imii Jet tércêomx de wtrdmrê somtëmu» fmt dts termes iTor, dtcorit par deê mmm ttûrmngên^ et pmt it mhrtê ekmrgés iê tomteg soriét tU/niiê, Le miiiêm ém Théâtre est rempli des JUmre tse plue Mtêi et lee pimt rmreâ, Om éèeemrre dmme Vemfomeemêmt plmeUmn dSmêê de ncaUies^ ermés de eofmiiUgee^ de fmtaimee et de ttmtmes; ei tmUê cette rmê ee termUe par mm magmi/Sfmê palaie. (1734.)

s. N*«B a jamaif ▼■. (1697, 1710, 18, 35.)

33o PSYCHÉ.

Gomme tous m'accable, et me laisse t • 9 5

L'amertume dans l'âme, et la rougeur au front.

▲GLàURB.

Non, ma soeur, il n'est point de reines Qui dans leur propre État parient en soureraines.

Gomme Psychë parle en ces lieux.

On l'y voit oMie avec exactitude, 1 3oo

Et de ses volontés une amoureuse ëtude

Les cherche jusque dans ses yeux.

Mille beautés s'empressent autour d'elle, Et semblent dire à nos regards jaloux : a Quek que soient nos attraits, elle est encor plus belle; Et nous qui la servons le sommes plus que vous. »

Eue prononce, on exécute; Aucun ne s'en défend, aucun ne s'en rebute;

Flore, qui s'attache à ses pas.

Répand à pleines mains autour de sa personne 1 3 1 o

Ge qu'elle a de plus doux appas; Zéphire vole aux ordres qu'elle donne ; Et son amante et lui, s'en laissant trop charmer. Quittent pour la servir les soins de s'entr'aimer.

ciDim.

Elle a des dieux à son service, z 3 1 S

Elle aura bientôt des autels; Et nous ne commandons qu'à de chétifs mortels,

De qui l'audace et le caprice, Gontre nous à toute heure en secret révoltés.

Opposent^ k nos volontés x 3 s o

Ou le murmure, ou l'artifice.

▲GLÀUaB.

G'étoit peu que dans notre cour Tant de cœurs à l'envi nous l'eussent préférée ; Ge n'étoit pas assez que de nuit et de jour D'une foule d'amants elle y fût adorée : x 3 » 5

Quand nous nous consolions de la voir au tombeau

Par Tordre imprévu d'un oracle, Elle a voulu de son destin nouveau

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