‹ Œuvres de MolièreChapitre 290 sur 541 · F8TCH · texte numérisé non relu

F8TCH

Sou£Erez que je vous en conjure.

LAMOUa.

Si vous saviez, Psyché, la cruelle aventure Que par là vous vous attirez....

Seigneur, vous me désespérez. x 5 a 5

l'amoue.

Pensez-y bien, je puis encor me taire.

Faites-vous des serments pour n'y point satisfaire ? Mouiai. Tm a»

338 PSYCHÉ

l'amour.

Hë bien, je suis le Dieu le plus puissant des Dieux,

Absolu sur la terrei absolu dans les Cieuz ;

Dans les eaux, dans les airs mon pouvoir est suprfime ;

En un mot, je suis TAmour mèmey Qui de mes propres traits m'étois blesse pour vous; Et sans la violence, hëlas! que vous me faites Et qui vient de changer mon amour en courroux,

Vous m'alliez avoir pour ëpoux. 1 5 3 5

Vos volontés sont satisfaites.

Vous avez su qui vous aimiez, Vous connoissez l'amant que vous charmiez :

Psyché, voyez où vous en êtes.

Vous me forcez vous-même à vous quitter, x 5 4 o Vous me forcez vous-même à vous ôter

Tout l'effet de votre victoire :

Peut-être vos beaux yeux ne me reverront plus ; Ce palais, ces jardins, avec moi disparus, Vont faire évanouir votre naissante gloire; 1 545

Vous n'avez pas voulu m'en croii*e ^, Et pour tout fruit de ce doute éclairci,

Le Destin, sous qui le Ciel tremble, Plus fort que mon amour, que tous les Dieux ensemble. Vous va montrer sa haine, et me chasse d'ici*. x 5 5o

L*Amoar disparott; et, dans l'ixistane qa*il t*enTole, le saperb« jardin t*éTanouit. Psyché demeare tenle au milieu d'ime Taste campagne, et far le bord taurage d*an grand fleuTe, où elle ae Tcut précipiter. Le Diea da fleure parott assis fur un amas de joncs et de rofeauz, et appuyé sur une grande urne, d*où sort une grosse source d*eaa.

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