ACTE y, SCANE I
Est celle de ne le roir pas.
Si son courroux duroit encore, 1690
Jamais aucun malheur n'approcheroit du mien ; Mais s'il avoit pitié d'une âme qui l'adore. Quoi qu'il fallût souffrir, je ne soufirirois rien. Oui, Destins, s'il calmoit cette juste colère,
Tous mes malheurs seroient finis : 1695
Pour me rendre insensible aux fureurs de la mère.
Il ne faut qu'un regard du fils ^ Je n'en veux plus douter, il partage ma peine, Il voit ce que je souffre, et souffre comme moi ;
Tout ce que j'endure le gène ' ; 1700
Lui-même il s'en impose une amoureuse loi : En dépit de Vénus, en dépit de mon crime. C'est lui qui me soutient, c'est lui qui me ranime Au milieu des périls où l'on me fait courir; Il garde la tendresse où son feu le convie, 1705
Et prend soin de me rendre une nouvelle vie,
Chaque fois qu'il me faut mourir.
Mais que me veulent ces deux ombres Qu'à travers le faux jour de ces demeures sombres
J'entrevois s'avancer vers moi? 1 7 1 0