‹ Œuvres de MolièreChapitre 310 sur 541 · ACTE y, SCÈNE DERNIÈRE · texte numérisé non relu

ACTE y, SCÈNE DERNIÈRE

Des ingrates, et des cruelles ^.

Par quelle tyrannique loi Tiendrai-je à vous servir mes armes toujours prêtes^ 1990 Et vous ferai-je à tous coùquètes sur conquêtes, Si vous me défendez d'en faire une pour moi ?

Ma fille, sois-lui moins sëvère.

Tu tiens de sa Psyché le destin en tes mains ; La Parque au moindre mot va suivre ta colère : 199$ Parle, et laisse-toi vaincre aux tendresses de mère, Ou' redoute un courroux que moi-même je crains.

Veux-tu donner le monde en proie A la haine, au désordre, à la confusion?

Et d'un dieu d'union, a 0 0 o

D'un dieu de douceurs et de joie.

Faire un dieu d'amertume et de division?

Gonndère ce que nous sommes, Et si les passions doivent nous dominer :

Plus la vengeance a de quoi plaire aux hommes , a o 0 5 Plus il sied bien aux Dieux de pardonner.

vfifus.

Je pardonne à ce fils rebelle.

Mais voulez-vous qu'il me soit reproché Qu'une misérable mortelle, L'objet de mon courroux, l'orgueilleuse Psyché, a 0 c o Sous ombre qu'elle est un peu belle.

Par un hymen dont je rougis, Souille mon alliance, et le lit de mon fils?

juprrzR.

Hé bien ! je la fais immortelle,

I. « Ces flèche», dit Auger, les unes d*or, Ie« aatret de plomb, dont TeSet «•t toat eoBtraire, lont une heureuse fiction d'Oride {vojrex au Iwre I*^ dêê lletamorpboMt, Us vêrs 468 et smivaMts), Capldon, pour te venger d^ApoUon, firappe Daphné d'une des flèches qui inspirent TsTersion, et lance au Dien oae de celles qui inspirent Tamour.... Voltaire a employé la même idée dans cet Ters si connus de Ifamne [acte /, êcèiu t) :

Je Tons Tai dit, rAmonr a deux earqnoit.... »

a. Jupim, k Fiimê, (1734J

3. On, pour On, dans les MittoM de 1674, 8», 97; irait érîdante.

356 PSYCHE

Afin d'y rendre tout ëgaU a o 1 5

YiEirus.

Je n'ai plus de mëprîs ni de haine pour elle. Et l'admets à Thonneur de ce nœud conjugal.

Psychëy reprenez la lumière,

Pour ne la reperdre jamais :

Jupiter a fait votre paix, soao

Et je quitte cette humeur fière

Qui s'opposoit à vos souhaits.

PSYCHIÎ.

Cest donc vous, ô grande Déesse, Qui redonnez la vie à ce cœur innocent!

yisms.

Jupiter vous fait grâce, et ma colère cesse. aoaS

Vivez, Vénus l'ordonne ; aimez, elle y consent.

FSYCH^, à l'Amoar.

Je vous revois enfin, cher objet de ma flamme !

L AMOUBy à Psyché.

Je vous possède enfin, délices de mon âmel

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