ACTE y, SCÈNE DERNIÈRE
Des ingrates, et des cruelles ^.
Par quelle tyrannique loi Tiendrai-je à vous servir mes armes toujours prêtes^ 1990 Et vous ferai-je à tous coùquètes sur conquêtes, Si vous me défendez d'en faire une pour moi ?
Ma fille, sois-lui moins sëvère.
Tu tiens de sa Psyché le destin en tes mains ; La Parque au moindre mot va suivre ta colère : 199$ Parle, et laisse-toi vaincre aux tendresses de mère, Ou' redoute un courroux que moi-même je crains.
Veux-tu donner le monde en proie A la haine, au désordre, à la confusion?
Et d'un dieu d'union, a 0 0 o
D'un dieu de douceurs et de joie.
Faire un dieu d'amertume et de division?
Gonndère ce que nous sommes, Et si les passions doivent nous dominer :
Plus la vengeance a de quoi plaire aux hommes , a o 0 5 Plus il sied bien aux Dieux de pardonner.
vfifus.
Je pardonne à ce fils rebelle.
Mais voulez-vous qu'il me soit reproché Qu'une misérable mortelle, L'objet de mon courroux, l'orgueilleuse Psyché, a 0 c o Sous ombre qu'elle est un peu belle.
Par un hymen dont je rougis, Souille mon alliance, et le lit de mon fils?
juprrzR.
Hé bien ! je la fais immortelle,
I. « Ces flèche», dit Auger, les unes d*or, Ie« aatret de plomb, dont TeSet «•t toat eoBtraire, lont une heureuse fiction d'Oride {vojrex au Iwre I*^ dêê lletamorpboMt, Us vêrs 468 et smivaMts), Capldon, pour te venger d^ApoUon, firappe Daphné d'une des flèches qui inspirent TsTersion, et lance au Dien oae de celles qui inspirent Tamour.... Voltaire a employé la même idée dans cet Ters si connus de Ifamne [acte /, êcèiu t) :
Je Tons Tai dit, rAmonr a deux earqnoit.... »
a. Jupim, k Fiimê, (1734J
3. On, pour On, dans les MittoM de 1674, 8», 97; irait érîdante.
356 PSYCHE
Afin d'y rendre tout ëgaU a o 1 5
YiEirus.
Je n'ai plus de mëprîs ni de haine pour elle. Et l'admets à Thonneur de ce nœud conjugal.
Psychëy reprenez la lumière,
Pour ne la reperdre jamais :
Jupiter a fait votre paix, soao
Et je quitte cette humeur fière
Qui s'opposoit à vos souhaits.
PSYCHIÎ.
Cest donc vous, ô grande Déesse, Qui redonnez la vie à ce cœur innocent!
yisms.
Jupiter vous fait grâce, et ma colère cesse. aoaS
Vivez, Vénus l'ordonne ; aimez, elle y consent.
FSYCH^, à l'Amoar.
Je vous revois enfin, cher objet de ma flamme !
L AMOUBy à Psyché.
Je vous possède enfin, délices de mon âmel