‹ Œuvres de MolièreChapitre 32 sur 541 · Li · texte numérisé non relu

Li

MONSlËtiR JOUADAIH.

Oui. Ah !

(Monsieiir Jourdain diante*.)

Je croyais Jcameton Aussi douce que belle^ Je croyais Janneton Plus douce quun mouton :

Hélas! hélas! elle est cent foiSj Mille fois plus cruelle* ^ Que nest le tigre aux bois '.

N*e8t-il pas joli ?

I. Il chante. (1734.) — Yoyex à V Appendice la matiqae de la diaatoo. 9. Dans tous nos textes, la coape est, sans égard à la rime : Hélas! kiUef Elle Cet cent fois f mille foie plut cruelle,

Hilaty aa cinquième rers, est répété dans le chant, mais il n'était WM doute pas écrit deux fois dans les paroles primitires. — M. Paulin l^arîi t en la bonne fortune, comme il le dit, de retrouver « dans un vimix meaei de chansons » (est-il antérieur à 1670?) trois autres eonpleta dncdtU-«i,it Boos les transcrivons d*après le texte qu*il en a publié dans son commentsiie des Historieties de Tallemant des Réaux (tome lU, p. 458); mais ils nVtt plus le même ton ironiquement populaire^ et pourraient n'être qn*iiBe pt* rodie faite sur Tair de Je crojroU Janneton,

Ah! ne consultez pas

Son risage infidèle.

Ah I ne consultez pas

Ses beaux jeux pleins d*appas :

Hélas! ete.

Elle dit chaque jour !

Qu'elle n'est point rebelle, !

Elle dit chaque jour j

Qu'elle est tendre à Tamonr :

Hélas t ete.

Quand je tcux seulement !

Lui parler de tendresse, * |

Quand je reux seulement

Loi dire mon tourment, j

Hélas ! elle ert cent fois, I

Mille fuis plus cruelle *

Qne n'est le tigre aux bois.

3. Dans la Comédie des Proverbes (i633) d'Adrien de Iffimttt (Mm*

' Au lien de cruelle, la rime n'appellerait-elle pas plnt&t iitrmtmP ai iéminin ne Ta guère avec tigre au rers suirant.

Page 1