I. An divertissement. {Ballet des halUtt
1. Dans le BalUt des Mlete sont omis les derniers mots : ■ des noces de rAmoor et de Psyehé. »
Aecordei-foiu tonjoan Àyec le doux son dei muMttflt;
Accordex-Toot toujours Avec le doux diant des amours *,
I. Sur ce diorar, qui est déjà plus haut, p. 378, et fut diaBté aux Toili ries, comme variante du chosur final, Tojes à la fin de la pièee, p. 36a.
LES
COMÉDIE
ABPRKtmTÉB LA PBUfliBB FOU A PABU •UB LB THBItBB DB LA SALLB DU PALAlf-BOTAL LB S4* MAI 167 1 PAB LA TBOUPB DU BOI *
I. Lat MitMTt dat OEmmtt dt MoUàn^ j eomprit Ut plat aneUnt, ont longtemps plaei U* F^mrbêriês de Scapin arant Psyché. C*^it ■« pas tenir eompta de la raprisantatlon de eettn aacoadt pièea anx Tnilaries, pour le Roi, q«i eat Uan le 17 janvier 1671, nais senlement de la représentation sar le théâtre dn Palaia-Bojal, poatérieore de deoz mois exaetement (34 juillet) à la première de Scmfim an aséme Ueu. Yojni plaa hant, p. «45, les dataa marquées an titra é» Pêjrêké,
MouÉBB. Tin i5
Dkpuis V Avare y joué en 1668, et que suivirent quatre pièces destinées au théâtre de la cour, les Fourberies de Scapin furent le premier ouvrage que Molière composa pour celui de la ville. VAvture^ et, quelques mois avant cette comédie, V Amphitryon^ écrit de même pour être représenté d'abord au Palais-Royal, étaient imités de Plante; Scapin Ijest de Térence*. Il semble donc qu'en ce temps-là, dès que M^ere était libre et n'avait point à accommoder ses pièces aux divertissements du Roi, il était porté par son goût à prendre pour modèles tantôt l'un, tantôt l'autre des deux grands comiques latins, ces maîtres si dignes d'un génie tel que le sien. C'était une excellente source pour en tirer a ses doctes peintures^, » suivant l'expression de Boileau.
Mais Boileau craignait toujours, non sans quelque excès de scrupule, qu'on ne troublât la pureté de cette source. U lui semblait que prendre à Térence une de ses ceuvres, et avoir la hardiesse d'en altérer le ton et le mouvement, c'était manquer de respect à un mattre ; et il en voulait à Molière, qui, ayant emprunté Scapin au Phormion^ avait, à son sentiment, fait grimacer ses figures^. Très-agréable grimace en vérité 1 Elle ne charmait cependant pas l'aristarque, qui ne laisse pas douteuse son impression qu'un chef-d'œuvre du comique latin avait été très-malheureusement changé en une farce.
Ce nom de farce, donné quelquefois aux Fourberies de Scapin^ ^ s'appliquera toujours difficilement à une pièce de
I . ÀTec quelques souTenirt de Plante : Yojez oi-aprèt, vers la fin de la scène tx de Pacte II, p. 478 et note i.
3. L^ Art poétique y chant m, TersBgS. — 3. Ibidem^ Ters SqG.
4. Par Voltaire, par exemple : voyez ton Sommairt^ ci-aprèt, p. 406.
Molière, à moins qu'on ne le réserve pour ces canevas, pour ces petites bouffonneries qu'il fit jouer en province. Devenu bientôt un maître en son art, un de ces mattres qui ne sont pas captifs en leur étroit génie^ il sut mieux que tous les critiques et que tous les législateurs du Parnasse quelle était légitimement rétendue de cet art. Il s'y mouvait librement, en tout sens, tantôt s'élevant jusqu'aux sommets, tantôt en redescendant pour se livrer à l'inspiration de la franche gaieté. Quelque forme d'ailleurs qu'il voulût donner à ses comédies, plus sérieuse ou plus propre à provoquer le rire, la marque du grand ouvrier y était.
N'accusons ni, avec Boileau, le peuple, ni, avec d'autres, la cour, des infidélités de Molière à la haute comédie. Toutes les fois qu'il abaissait ainsi la hauteur de son brodequin, ce n'était point uniquement par complaisance, soit pour les régaht de Ghambord, soit pour l'amusement d'un moins noble public. Sans faire de pénible sacrifice au goût de personne, il aimait à laisser, de temps en temps, courir à bride abattue sa verve plaisante, qui ^tait un des dons naturels de son génie, en même temps si profond.
Ce fut peu de jours avant de commencer, pour les représentations du Palais-Royal, les répétitions de Psyché^ qu'il donna au public de ce Théâtre les Fourberies de Scapin. La tragédie-ballet, dont il se préparait à faire enfin jouir la ville, pouvait, par la beauté du spectacle, y exciter la curiosité. N'était-il pas à craindre que ce ne fût une curiosité un peu froide ? L'élément comique tient peu de place parmi les beautés presque toutes lyriques de Psyché; et l'on a cm, nous ne savons si c'est avec raison, que Molière, dans l'intérêt de sa troupe, jalouse de toucher de grosses parts, avait jugé prudent de donner en même temps quelque chose de plus divertissant. Le nouvel ouvrage, qui satisfaisait si bien à cette condition, fut représenté pour la première fois, au témoignage du Registre de la Grange^ ^ le dimanche 24 mai 1 671. Robinet en parle dans sa Lettre en vers à Monsieur du 3o de ce même mois. Il constate que ce Scapin était alors l'objet de tous les entretiens, et prend plaisir à noter, par malheur asses lour-