‹ Œuvres de MolièreChapitre 351 sur 541 · I. Voyez ci-aprèSy p · texte numérisé non relu

I. Voyez ci-aprèSy p

dément, qadqaes-iins des traits les plos piquants, à son gré du maître fourbe :

AParii,

On ne parle que d'un Scapin, Qui sorpaste défunt TEspiègle* (Sur qui tout bon enfant se règle) Par tes nues et petits tours, Qui ne sont pas de tous les jours ; Qui Tend une montre à son maître Qu*à sa maîtresse il doit remettre, Et lui jure que des filous L^ont prise, en le rouant de coups ; Qui des loups-garous lui suppose, Dans un dessein quUl se propose De lui faire, tout à son gré.

Rompre le cou sur son degré... ;

Qui boit certain bon rin qu*il a, Puis accuse de ce fait-là La pauTre et malheureuse ancelle ', Que, pour lui, le maître querelle ; Qui sait deux pères attraper Et par des contes bleus duper, Si> qu*il en escroque la bourse, Qui de leurs fils est la ressource.

Dans ces Fourberies de Scapin^ dont Rdûnet, comme tout le monde, s'amusa tant, il y avait beaucoup de Tërence, du plus agréable, du plus élégant ; tout cependant ne reproduisait pas ce modèle principalement suivi. Le Phormion^ qui avait tente Molière, comme sujet de libre imitation, est une comëdie sagement plaisante, écrite dans la langue très-fine et pleine d'ur-

1 . C*est le héros de V Histoire joyeuse et réeréaiipe Je Ttll U SPIEGLB, traduite en français d'un lirre écrit (en bas allemand) an quinzième siècle. La première impression de Tili EuUtupiegel (en haut allemand) est de iSig. De nombreuses impressions et, vers le milieu du dix-septième siècle, les gravures de Lagniet Tavaient popularisé chez nous.

3. Vieux mot tiré du latin ancUla : voyez le DietiommÊire àe M. Godefroj^ tome I, p. 181.

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