‹ Œuvres de MolièreChapitre 395 sur 541 · ACTE II, SCÈNE III. 44S · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. 44S

dût révéler ce secret; mais je veax en avoir la confession de ta propre bouche, ou je vais te passer cette épée au travers du corps.

SCAPIlf.

Ali! Monsieur, auriez- vous bien ce cœur-là?

LÉÂIfDRI.

Parle donc.

SGÀPI1I.

Je vous ai fait quelque chose, Monsieur?

LÉÂNDIB.

Oui, coquin, et ta conscience ne te dit que trop ce que c'est.

SCÂPIN.

Je vous assure que je Fignore.

LÉâNDRB, t*aTançaiit pour le frapper*.

Tu rignores !

OCTAVB, le retenant ' •

Léandre.

SCAPIIf.

Hé bien ! Monsieur, puisque vous le voulez, je vous confesse que j'ai bu avec mes amis ce petit quartaut de vin d'Espagne dont on vous fit présem^i^ y a ^quelques jours ; et que c'est moi qui fis une fente au tonneau, et répandis de l'eau autour, pour faire croire que le vin s'etoit echapjé. ^ "" '

C'est toi, pendard, qui m'as bu mon vin d'Espagne, et qui as été cause que j'ai tant querellé la servante, croyant que c'étoit elle qui m'avoit fait le tour?

SCÀPIlf.

Oui, Monsieur : je vous en demande pardon.

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