‹ Œuvres de MolièreChapitre 401 sur 541 · ACTE II, SCÈNE IV. 45i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. 45i

Je te conjure d*oiibIIer mon emportement, et de me prêter ton adresse.

OCTÀVB.

Je joins mes prières aux siennes.

SCÀPIN.

J*ai cette insulte-là sur le cœur.

OCTÀYB.

Il faut quitter ton ressentiment.

LéANDRB.

Voudrois-tu m'abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amour ?

SCÀPIN.

Me venir faire, à Timproviste, un affiront comme celui-là !

LÉÀNDaS.

J*ai tort, je le confesse.

SCAPIN

Me traiter de coquin, de fripon, de pendard, d'infâme !

LÉANDRB.

J'en ai tous les regrets du monde.

SCAPIN

Me vouloir passer son épée au travers du corps !

LÂANDRB.

Je t'en demande pardon de tout mon cœur ; et s'il ne tient qu'à me jeter à tes genoux, tu m'y vois, Scapin, pour te conjurer encore une fois de ne me point abandonner.

OCTAVB.

Ah ! ma foi ! Scapin, il se faut rendre à cela.

SCAPIN

Levez-vous. Une autre fois, ne soyez point' si prompt.

T. Nefoyeipat. (1734.)

45a LES FOURBERIES DE SGAPIN.

LÉAWDRS.

Me promets-tu de travailler pour moi?

8CÂP1N.

On y songera.

LÉÂNDRB.

Mais tu sais que le temps presse.

scAPm.

Ne vous mettez pas^ en peine. G>mbien est-ce quMl vous faut ?

Cinq cents écus.

SCÀPIlf.

Et à vous ?

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