Vojes le même Lexique^ p. xir
4. 11 7 e on exemple analogue de cette énergique métaphore dans VExemse à ArUte^ de ComeÛle (ters 11 et is, tome X, p. 76), publiée pour la première fois au coounenetment de 1637 :
.... Qu'une froide pointe è la fin d*nn couplet En dépit de Pliébns donne à Tart un soufflet.
5. « Les cadeaux jouaient alors levr r6le dans Tadministration de la jus-
• Boileau, le UuHh, chant V (i6S3), T«rs Sj et 58.
* Au Livre des ofiees de Frmmce^ édition de i6ao, p. 1 18a.
46a LES FOURBERIES DE SCAPIN.
vendra à beaux deniers comptants. Votre avocat» gagn^ de même, ne se trouvera point lorsqa^on plaidera votre
tîce, et..,. Molière te rencontre arec Racine, qnl en aTait parlé avant Uâ. On connaît le païuge où Dandin dit h Léandre, ton fils* :
.... Compare, prix poor prix.
Les étrennea d*an juge à celloi d'an marqua.
C!han>n*^ft n*eit pat motna aeTère qœ Molière dana ee paaiage * : « Ifooa « Tojona la France.... être aajoardliai très-mal renommée pour les eormp- « tîona qui aveuglent les jogea et lea magiatrata : taHement qn*n aemble qne lea c diTeraea lois et ordonnances qa*on y pnblîe pçHir l*admimstratMMi de b jna- « tiee et inititntion de noareana; officiers ne aont qoe nonreauL appâta pour « noarrir et affriander (qoe je parle ainsi) lea procèa, qui est le mallienr frtal « de la France. » L'iostitation de noareaiiz offieea, créés OMiyennant Snaaet,... a été one des causes de la dégradation de la magistrature dn tempa,... O y en arait nne antre.... dana l'institution des épiées {pojtm ptmêtmm),,,, Gonnw ai ee n'était pas asseï des dloMS prélevées anr les procès par les jngaa« il y avnit encore è graisser le marteaa chez eux « et è jeter qoelqae pètnre ft leva daiea on aecrétaires. Voici ce que nous marqne sur cet usage un juriaconsoite dn temps ' : « En plusieurs maisons de Messieurs les grands magiatrata de m France, Feutrée est vénale, et laut avee argent acheter de Monsienr la elaR, « aecrétaire ou autre aerriteur, la permission de monter en la diambre de « Monaienr et de parler à lui*. • — > Comme lea jugea, et ploa qu'en eneon, lea procureurs étaient suspects de corruption f.»,. Possort dédave en en pariant (jk MM des eon/ërenees tenues pour la^réparation de PimporiuHiê Ordimmemee de 1667) 9 : « Qu'il ponvoit y avoir dea procureurs gens de bien, mais qu'oni- « versellement on ponvoit dire qu'ib étoient la cauae de tous les désordres de « la justice. » Il dit ailleurs h -, « Qu'il £illoit bien que leurs droits fussent grands,
« Les Plaideurs t 1668, acte I, scène iv, vers 93 et 94.
* Voyez (p. I de rédition de 1637) V Avant'propos des Réponses et disions du droit français^ par Charondas le Caron, joriaconaulte parisien.
« On se rappelle le monologue dn Petit- Jean dea Plaideurs (vers 9 è 20).
* Charondas le Caron, au uvre I, chapitre xxir (p. i65 de l'édition de 1637) de ses Pandectes ou Digestes du droit /rameeis,
« Pussort, dans les conférences de 1667 (p. 49* dn Proeès-verhid indiqué ft la note g)^ parlant des abus (acilités par certain règlement, dit : « Qu'il findroit passer par les mains des clercs des rapporteurs; que ce sont ces gens-là qui causent les plus grands dérèglements de la justice; qu*ib exigent des parties de plus grands droits que ceux qui appartiennent è leurs maîtres. »
f M. Paringault rapporte ici sur les procureurs et avocate un passage amusant de la Fraie histoire comique de Praneion (p. Ii3et 114 de l'é<ution de M. Colombey) et plusieurs autres de la scène nien connue des deun proenreurs. M* Bngandeau et M* Sangsue, dana le Mercure galeuit (on Im Corné» die sans titre) de Boursault (i68j, acte V, scène vn).
0 Voyez le Procès-verbal de ces conférences, p. 37a de l'édition de 1776; elles avaient, sans aucun doute, beaucoup occupé lea esprits dana le monde judiciaire et même dans tout le public, et il n'est pas probable que le secret des discussions eût été bien scrupuleusement gardé.
^ Ibidem^ p. 376.
▲GTE II, SCÈNE y. 463
cause, ou dira des raisons qui ne feront que battre la campagne, et nuiront point au fait. Le greflSer délivrera par contumace^ des sentences et arrêts contre vous. Le clerc du rapporteur soustraira des pièces, ou le rapporteur même ne dira pas ce qu'il a vu. Et quand, par les plus grandes précautions du monde, vous aurez paré
« et TaTantage qu^ila troaTent dans leur profetnon deroit être fort contidérable, « poisqu^ilt y derenoient fort aeeommodés en peu de temps. » — Après les procareurs Tenaient learselercs, dont le stage.... derait dorer dix ans.... Pendant ce long temps de eléricatore, iis,,„ ne ponTaient {tTaprèt les règlements) reeevoir de lenrs procnrenrs anenne autre rétribution que celle des assistances qui se donnaient ordinairement aux maîtres clercs sur les dépens.... A câté de ces droits licites, il 7 arait pour le clerc des gratifications qui Tétaient moins ; on avait d'ailleurs pour hii des égards, et Chicannean n'oublie pas plus le clerc que le procureor *...• — Dans les grefifies dn temps,... les habitudes de rapacité paraissaient être les mêmes que cbei les procureurs. Le Fabuliste n*est pas seul à nous dire du greffe que
C'est proprement la caverne an Lion *.
Vers le même temps, en effet, Pnisort ne soûlerait aucune opposition en émet* tant.... {VavU que certains dépôts ne devaient pas être faits entre les mains du greffier et en le motivant sur ce) « qn'il n*^ avoit rien de plus difficile que de tirer de l'argent des greffes «. » — Au bas de l'échelle judiciaire se trouTslent les sergent*.... Les officiers s'appelaient sergents dans les justices subalternes et haussiers dùui les cours supérieures.... Cest.... l'Ordonnance de 1667 qui exigea impératirement, pour la première fois, que les sergents sussent écrire. » (M. Paringault, p. 14-19.) Anciennement, dit Loysean ', cité par M. Paringault (p. 19, note a), les sei^ents « Citsoient yabalement devant le juge le rapport et relation de leurs exploits^ ainsi appelés pour eette caoïe, et non pas actes, parce qu'ils consistent en fait et non en écriture. > Le nom d'#jcploit resta è l'acte écrit.
I. On a déjà tu (à la scène x de Tacte II de Poureeaugnae, tome VII, p. 3i4 et note i) qu'on ne distinguait pas alors comme aujourd'hui la eontu» maee et le défaut» « On se serrait.... quelquefois) dit M. Paringault (p. a6 et 27), du terme de contumace en matière eirile pour signifier défaut. Le» firab qui araient été faits pour faire payer iln défiint faute de comparoir ou de défendre étaient appelés yhiû de contumace, »
<» A la scène ti de l'acte I des Plaideurs, ren 1 70.
^ Voyex, dans la Fontaine, la fin du conte t du lirre II.
0 Page a66 du Procès-verhal. Ailleurs, ajoute M. Paringault, il parle • de grandes exactions qui se commettoient dans les greflCss » (p. 383 du Procès» verbal).
* Au V^ lÎTre dn Droit des offiees, chapitre ir, s* 36 de la seconde édition (i6i3).
tout cela\ vous serez ébahi que* vos juges aoiont été sollicités' contre vous, ou par des gens dévots, ou par des femmes qu'ils aimeront. Eh! Mûosigm^si vous le pouvez, sauvez-vous de cet enfer-là. Cest être damné dès ce monde que d'avoir à plaider; et la seule pensée d'un prQcés seroit capable de me faire fuir jusqu'aux Indes. I
ÀRGINTB.
A combien est-ce qu'il fait monter le mulet?
SCAPIlf.
Monsieur, pour le mulet, pour son cheval et celui de son homme, pour le hamois et les pistolets, et pour payer quelque petite chose qu'il doit à son hôtesse, il demande en tout deux cents pistoles.
▲RGANTB.
Deux cents pistoles?
SCIPIN.
Oui.
I. Détoanié, évité toat cela. Noat arons déjà plat haut rencontré plnsîenrt fois ce rerbe en ce tens :
...• Songeons à parer ce Ûicheax mariage.
(Tartuffe^ acte II, scène ir, rers 793, tome IV, p. 454.) « J*aî fait sagement de parer la déclaration d'an désir que je ne suis pas résolu de contenter. • \V Amour midetin^ acte V, scène x, tome V, p. 3i3.) Vojez le Lexique de la langue de Corneille,
a. Même tour, emprunté à Rabelais, qu*aux rers zaï et 13a de V École des Jemmet (tome 111, p. 167 et note i) :
Vous serez ébahi, quand tous serex an bout. Que vous ne m*aures rien persuadé da tout.
3. Voyez, dans notre tome V, p. 454, la note a, au rers 188 da Misem» thrope, « Les sollicitations étaient si bien de mise, dit M. Paringaalt (p. ao)« qa*il 7 avait alors en titre des solliciteurs de procès ^ sorte d'agents d*afiEaires se targuant voluatiers d*un crédit qu'ils n'aTaient pas et de connaissanoes pratiques qui leur manquaient également. Molière complète ailleurs ee qa*il dit des sollicitations. • Après aroir cité le rers 186 et les rers 489-49a du Misanthrope^ M. Paringault rappelle que, « dans la Comtesse tTBsearbéignas (scène t, an début),... un magistrat.... annonce lui-même qa'il est tout prêt à fiiire état d'une sollicitation an-derant de laquelle il Ta. »