‹ Œuvres de MolièreChapitre 409 sur 541 · A peu pràs passable · texte numérisé non relu

A peu pràs passable

2. n lai faot aussi vu cheral p6w moater son ralet. (1674, 82, 94 B, 17)4-)

3. QuHI aille sa promenar. MéflM locotioii aa T«rs 1193 da Défit reax (toase 1, p. 481) :

Va, Ta, ]a Iris kat da lai eoomie de toi ; Dts-laiqa^ sa pranèBa.

46o LES FOURBERIES DE SCAPIN.

ÀBGÀlITE.

Qa'il aille comme il lui plaira, et le maître aussi.

SCAPIlf.

Mon Dieu! Monsieur, ne vous arrêtez point à peu de chose. N^allez point plaider, je vous prie, et donnez tout pour vous sauver des mains de la justice.

▲RGANTB.

Hé bien! soit, je me résous à donner encore ces trente pistoles.

SCAPlN.

« Il me faut encore, a-t-il dit, un mulet pour porter.... »

▲RGAIiTK.

Oh! qu'il aille au diable avec son mulet! Cen est trop, et nous irons devant les juges.

SCAPIN

De grâce. Monsieur....

ARGANTB.

Non, je n'en ferai rien.

SCAPIN

Monsieur, un petit mulet.

ARGANTB.

Je ne lui donnerois pas seulement un àne.

SCAPIN

Considérez....

ARGANJB. ^ •

Non ! j'aime mieux plaider.

SCAPIN

Eh ! Monsieur, de quoi parlez-vous là, et à quoi vous

I . Voyez, sur le passage qui suit, rintéressant commentaire qa*en • fait M. Eugène Paringnult ; il Tappuie de nombreuses citations emprmitéet à nos anciens jurisconsultes, tirées d'ourrages dont la plupart ont pu être feuilletés par Molière (p. ii è ai de la Langue du droii dans le théâtre de Mo^ Hère), Nous avons surtout mis h profit ces pages pour l'explication de bon nombre des termes spéciaux dont Scapin £ait un si divertissant étalage. --> « A peine, dit M. Paringaolt (p. 12 et i3), quatre ans êontrU» écoulés depuis

▲GTE II, SCÈNE y. 46i

résolvez-vons?! Jetez les yeux sur les détours de la jus« tice*; voyez combien d^appels et de degrés de jurisdiction*, combien de procédures embarrassantes, combien d'animaux ravissants^ par les griffes desquels il vous faudra passer, sergents, procureurs, avocats, greffiers, substituts, rapporteurs, juges, et leurs clercs. Il n*y a pas un de tous ces gens-là qui, pour la moindre chose, ne soit capable de donner un spufflet^ au meilleur droit du monde '. Un sergent bafliera de faux exploits, sur i/- quoi vous serez condamné sans que vous le sachiez.

Votre procureur s'entendra avec votre partie, et vous

la mSie Si eucotioii de rordomumce {tOrdomiuituê ehiU iê 1667 fr*p^u4êpmr Puswrt)y qaand Molière fait repréteoter les FomrhtrUê dé Seapim^ et les

grifEBt da monstre,

.... Tainemeiit par Pnaaort aeeoareiet.

Se rallongeât déjà toajourt d*encre noirdea *.

Qu'on juge de ee rallongement par ee qne rapporte Seapin..., Ce tablean r^ Tèle la ntoation £iite alort aox plaideurs eL... un ensemble de eormptîont retracé arec Tivaeité dans la fonae, mais.... Trai au fond. » — L'énnmfaa» tion des mêmes abus, quelque chose du mourement mémo des deux tirades de Seapin se trouTC dans une pièce en vers, intitulée VAdwm dm pimtUmr à Mm argeni, que M. Edouard Fonmier a réimprimée au tome II de ses Fmriétéê hulorifU4t et litUrmres (p. 197-aiO > Toriginal en est sans lien ni date, mais il en a été TU une édition de i6a4)*

I . « En première ligne Tenait la plaie des d^;rés de juridiction, si nombreux qu*ib éternisaient les procès. On lit dans Chenu * : « Tant de d^rés de « jurisdietion et de juges d*appel rendent les procès immortels et les proTi- « gnent en sorte qn*un plaideur a passé en misère tout son âge et consommé « tout son bien auparaTant qn^l puisse obtenir jugement en dernier ressort, ■ tellement qu*il lui seroit plus apédient de tout quitter que de plaider. • (M. Paringauït, p. 1 3 et 14.)

s. Au sujet de cette orthographe, alors commune, Tojez les Lexiqmee de la collection ; entre autres, celui de la Roeke/bueauld^ p. zm et note i.

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