‹ Œuvres de MolièreChapitre 452 sur 541 · Gtfnonn, Afnrr. (19S · texte numérisé non relu

Gtfnonn, Afnrr. (19S

5o% LES FOURBBEIBS DB SGAPIN.

se promenant sur le port avec son fils, hi, hî, ils avoieal vu une galère turque où on les avoit invités d'entrer; qu*un jeune Turc leur y avoit donné la collation, ah; que, tandis qu'ils mangeoient, on avoit mis la galère en mer; et que le Turc Tavoit renvoyé, lui seul, à' terre dans un esquif, avec ordre de dire au père de son maître qu'il emmenoit son fils en Alger, s'il ne lui envoyoit tout à rheure cinq cents écus. Ah, ah, ah. Voilà mon ladre, mon vilain dans de furieuses angoisses; e^ja. tendresse qu'il a pour son fils fait un combat étrange avec son avarice.^ Gnq cents écus qu'on lui demande sont justement cmq cents coups de poignard^ qu'on lui donne. Ah, ah, ah. Il ne peut se résoudre à tirer cette somme de ses entrailles; et la peine qu'il soj^i^ loi fait trouver cent moyens ridicules pour iGIvguL^n fils. Ah, ah, ah. Il veut envoyer la justice en mer après la galère du Turc. Ah, ah, ah. Il sollicite son valet de 8*al« 1er oflrir à tenir la place de son fils, jusqu'à ccuqu'il ait amassé l'argent qu'il n'a pas envie de donner AAh, ah, ah. Il abandonne, pour faire les cinq cents écusTquatre ou cinq vieux habits qui n'en valent pas trente. Ah, ah, ah. Le valet lui fait comprendre, à tous coups, l'impertinence^ de ses propositions, et chaque réflexion est douloureusement accompagnée d'un : a Mais que diable alloit-il faire à cette galère*? Ah! maudite galère! Traître de Turc! » Enfin, après plusieurs détours, après avoir longtemps gémi et soupiré.... Mais il me semble que vous ne riez point de mon conte. Qu'en dites- vousn

Gi^ROIfTB. >

Je dis que le jeune homme est un pendard, un insolent, qui sera puni par son père du tour qu'il lui a fait;

I. De poignards. (Une partie du tirage de 1734, mait non 1773.) a. L*abaarde et ridicule délaat d*à propoi et llmpoiaibilité. 3. Daaa cette galère. (1734.)

AGTB III, SCÈNB IIL 5oS

qae rËgyptienne est nne malavisée» une impertmente, de dire des injures à un homme d*honneur, qui saura lui apprendre à venir ici débaucher les enfants de famille; et que le valet est un scélérat, qui sera par Géronte envoyé au gibet avant qu*il soit demain.

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