ACTE III, SCÈNE III. 5oi
quelque somme. Mais le mal de Taffaire ëtoît que mon amant se trouvoit dans Tëtat où Ton voit très-souvent la plupart des fils de famille, c'est-à-dire qu'il étoit un peu dénué d'argent; et il a^un père qui, quoique riche, est un avaricieux fieffé, le plus vilain homme du monde. Attendez. Ne me saurois-je souvenir de son nom ? Haye' ! Aidez-moi un peu. Ne pouvez-vous me nommer quelqu'un de cette ville qui soit connu pour être avare au dernier point ?
GéROlfTB.
Non.
ZXRBINBTTE.
Il y a à son nom du ron.... ronte'. Or.... Oronte^. Non. Gé.... Géronte; oui, 6éronte^ju;^{^ent ; voilà mon vilain, je l'ai trouvé, c'est ce Éi^rezlà que je dis. Pour venir à notre conte, nos gens ont voulu aujourd'hui partir de cette ville ; et mon amant m'alloit perdre faute d'argent, si, pour en tirer de son père, il n^avoit trouvé du secours dans l'industrie d'un serviteur qu'il a. Pour le nom du serviteur, je le sais à merveille : il s'appeUe Scapin; c'est un homme incomparable, et il mérite toutes les louanges qu'on peut donner.
GéROHTB*.
Ah ! coquin que tu es !
ZBRBINKTTB.
Voici le stratagème dont il s'est servi pour attraper sa dupe. Ah, ah, ah, ah. Je ne saurois m'en souvenir, que je ne rie de tout mon cœur. Ah, ah, ah. Il est allé trouver ce chien d'avare, ah, ah ah; et lui a dit* qu'en