Cela ett-il b«aa
9. La balte de TÎole tenait entre la riole proprement dite (la noie alto o« qnÎBte de riolon) et le vioions (contre-basse de viole) U plaee qa*a le rio* loncrile dans le qnatnor moderne des instruments à archet. Elle était géaé* ralemeat montée, comme les antres violes, de six cordes. Cétait, dit Fétis«, nn « inatmment difficile à jouer et dont les sons étaient un peu sourds; il a dispam ponr faire place au rioloncelle, moins séduisant peut-^tre dans 1m •olos, mais plus énei^qne et plus propre aux effets d*oreli«stre. •
3. Le thé<»rbe est une aorte de grande guitare à dos bombé, c nn instmment de la fiMnille des Inths, dit Fétis (p. 4i5).... Il est plus grand qne la luth et a denxtéles (on ehtnlUn^ dont Pun smrmomU Tan/rtf), Tune ponr ki cordea qni se doigtent sur le manche, Tantre pour les grosses cordes qui tammt pour les besaes et qni se pincent à vide {et em dehors du maneke), » Le nombre des cordes était eonsidérable, mai« variable, ce semble (de 19 à nS); plnsiears étaient doubles, aeeordées à I*unisson.
4. La viole basse accentuant, prolongeant les notes de la basse contiaat propre à accompagner la mélodie; le théorbe et le clavecin Taidant h réaltaer rharmoaie qui était indiquée par cette basse, le plus souvent écrite, et toale cbiffirée, sons le chant. A cette époque, dit CastU-Blaae (tome II de MoiUn mmnoU»^ p. a5), « on livrait les airs de citant aux amateurs avec une partie de basse continne, ainsâ nommée parce qo*eUe ne s'arrêtait jamais.... Dee chiffirw {ordÙ9sirtmgmi] posés sor cette basse continue indiquaient ans accompagnateursT les accords qn*ils devaient harpéger ou plaquer sons le duMt. Lsa parties de violon, notées tout au long ponr les préludes et les ritonmellcSy ignnlent seulement en tite comme à la fin de chaque morceao. •
5. Les ritoomcOes. (1691, 1718, 34.) Le osot n^esC que sons cette demUn
• Lm Musique miêeàimfartdêdê tomt U monio, %• édition, p. 166.
MONSIEUR JOURDAIN
Il y faudra mettre aussi une trompette mariae. La trompette marine est un instrument qui me plaît, et qui est harmonieux^.
Laissez-nous gouverner les choses.
forme dans la i** édition da Dictionnaire de V Académie (i6g4t Additions an tome II, p. 671); mais Foretière (1690) et Bichelet (1679) "°^ ritornelle^ comme notre texte.
I. Sur cet instrument antique et grotesque, qui n*était guère tolérable qu*en plein air, dont, h ce qu*il paraît, les mendiants jouaient parfois dans les mes, mais qui se faisait aussi entendre chez le Roi, avec les cromomes, les hautbois, les comemuseR, les cornets et saquebutes (trombones'), aux con> certs donnés par la bande de la Grande-Écuriep on trouvera des renseignements très-complets et des dessins représentant des virtuoses en action (ran tiré d*un manuscrit de Froissart), au tome 1*% p. 33-40, du savant et beaa livre de M. Vidal sur les Instrutnents à archet (1876-1879) *. Le ronflement qu^il produisait était comparé au son qu^on imaginait devoir sortir des conques embouchées par les dieux marins, et de là son nom ; mais il ne B*agit point d*un instrument à vent. Il consistait en une longue et groaae corde de boyau tendue sur une étroite caisse sonore, de forme triangulaire, parfois percée à sa table de quelques trous, laige de vingt centimètres à ta base et montant, en se rétrécissant toujours, jusqu*au mandie qui la continuaif : caisse et manche mesuraient en hauteur deux mètres et davantage; vwrs le bas, la corde passait sur un chevalet, qui, n*étant bien fixé à la table que par un de ses pieds, firottait de Tautre sur un petit carré de verre glissé detaona. La machine une foi« appuyée sur le sol et inclinée h Tépanle droite da joueur, un vigoureux maniement de Tarchet obtenait, par la combinaison de la corde vibrante, du dievalet branlant et du verre grinçant sur le boit, la sonorité caractéristique dont M. Jourdain se montre si satisfait. Outre ce grand jeu de la corde attaquée à vide, ou raccourcie par des doigts d'une force pins qu'ordinaire, il y avait moyen, en Teffleurant du pouce de la main gauebe et promenant Parchet au-dessus, entre la main et le haut du manche, d'en tirer quelques sons harmoniques. Jusqu*à trois autres cordes vibrant jpar sjrmpathie éttient quelquefois ajoutées sous b grosse ou même dans l^térienr de la caisse. L'instrument était répandu par toute l'Europe. En 1674, dans one taverne de Londres, des auditions, aunoncéet avec entrée payante, de qaalnor pour trompette marine se renouvelaient d'heure en heure. — On peat encore voir plusieurs trompettes marines, ainsi que de très-beaux naodèlet det instruments anciens dont il vient d'être question, an Mutée du G>ntervatoire national de musique.
• Ce dernier instrument est nommé vers la fin du divertitfement final de PsYché : voyex, plus loin dans ce volume, V Appendice à Psyché,
• Parmi les musiciens brevetés et entretenus par le Roi en 1679 ponr jouer, suivant Toccasion, du cromome ou de la trompette marine, M. Vidal a rencontré le nom d'nn Alcoiandre Danieamp dn Philidor.