‹ Œuvres de MolièreChapitre 514 sur 541 · I. En échange de · texte numérisé non relu

I. En échange de

a. Encore nne façon de parler que la Comtesse pent ne pas connaître, jnger, par suite, pca aeadémiqne et que pourtant, qnelqoes années pins tard (1694 : Tojez la note soÎTante), rAcadémie mettra dans son DietitmMÙtt et expliquera ainsi : « On appelle jfoire cPangoissê nne sorte de poire fort âpre. Et on dit fignrément yîwv avaUr dê$ peitê» d^amgmsêe po«r dire Donner quelque ehagrin, quelque mortification sensible. Il bu a ^em/mii avaler des poires éTangeisse. — On appelle aussi figurément^otre tTangoisse mais ce iCest évùUmmemt peint à celles de cette espèce que M, Tihaudier veut faire allusion) certain instrument de fer fait en forme de poire et à ressort, que des Tolenrs mettent par force dans la bouche des personnes pour les empêcher de crier. > Beaufopt, lors de son érasion, employa un de ces engins arec l'exempt qui le gardait (rojez les mémoires inédits de LouiS'Henri..,, de BriennCj seconde édition de F. Barrière, i8a8, tome I, p. 3aa et 3a3). •— > L*espèee de poire dite c de bon-chrétien » ne figure, elle, que nous sachions, dans aucune locution prorerbiale. Son emploi métaphorique, par contraste, est du cru de Tauteur du billet, et le plaisant est ce contraste qu^l en fait, comme du mot Jruit au début, arec le rrai fruit, les Traies poires qu*il offre en présent.

3. L^ Académie ne publia la première édition de son Dictionnaire qu'en 1694* mais on sait que c*est principalement pour trarailler à un tel ou- Trage qu'elle arait été instituée en i635 ; et dès 1637 elle s'était occupée du plan à suivre (royer. en tête de l'édition de i835, la Pré/ace de M. Yillemain, p. xii et suiTantes).

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