‹ Œuvres de MolièreChapitre 516 sur 541 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

HOHflXUR TIBAUDIER, LK TICOMTE, LA GOKTBSSS, niLIE, CRIQUET.

(«734.) a. « M. Tibaadier, remarqae Auger,... fait soareiiir de Dandiiiy des

PUuUmrs (1668), disant h Itabelle [aeU III, scène n\ vwt 84$} : Dit-noot : i qui Teaz-tu faire perdre la came ? »

3. L*Iatiini, qai t'efiTorce de parler la langue natorelle de M. Tibaadier, a antui placé cette antique location dans un bel endroit de son plaidoyer (an rert 737 des PUùlews) :

Mais quelque défiance

Que nous doire donner la susdite éloquence Et le susdit crédit, ce néanmoins. Messieurs, L*ancre de tos bontés nous rassure.

4. « On dit proTerbialement Bom droit a hewim ttaidê, pour dire que quelque bonne que toit une affaire, il ne faut pas laisser que de la solliciter. » {Dictioiuuiirê de VAceidcmUy 169/1.)

58o LA COMTESSE D'ESCARBAGNAS.

et j^ai sujet d*appréhender de me voir supplante par un tel rival, et que Madame ne soit circonvenue par la qualité de vicomte.

LE VICOMTB.

Tespérois quelque chose , Monsieur Tibaudier, avant votre billet; mais il me fait craindre pour mon amour.

MONSIEUR TIBAUDIER.

Voici encore, Madame, deux petits versets, ou couplets, que j*ai composés à votre honneur et gloire.

LE VICOMTE

Ah ! je ne pensois pas que Monsieur Tibaudier fût poëte, et voilà pour m*achever que ces deux petits versets-là.

LÀ COMTESSE

II veut dire deux strophes M^aquais, donnez un siège à Monsieur Tibaudier. Un pliant*, petit animal. Mon-

z. < La ComteMe, dit Auger, corrige !• b^Tae de M. Tibaudier par une aatre. On ne sait trop quel nom donner ans madrigaux de Monsiear le Conseiller. > En effet, perset^ que Montaigne a eneore employé comme un diminutif de vers *, ne se disait plus, ce semble, que des moindres dissions de rÉcriture. Les deux ptèees étant tout i fait indépendantes, il ne peut être même ironiquement question ni de couplets de ebanson, ni de strophes, ni même de stances irrégulières. M. Tibaudier ne s*est éridemment pss plus inquiété du nom à donner i son sixain et i son dixain que des petits détails de la facture. Mais c*est sans aucun doute sons le titre de madrigal ou d^épigramme galante quMl aratt lu dans quelque recueil les poésies qui, après Taroir plus particulièrement charmé, lui ont serri de modèles pour ses deux essais lyriques.

a. (^ Criquet.) LaquaU, etc. (Bas, à Criquet ^ qui apporte une ehaiee.) Un pliant. (1734.) c Un meuble de chambre, dit Furetière (i6go, an mot Fautxuil), doit consister en fauteuils, chaises et sièges pliants. On présente le fauteuil aux personnes de qualité comme le siège le plus honorable. » De moins en moins honorables, après le fauteuil qui avait bras et dossier, était la chaise sans bras, le pliant et le tabouret sans bras ni dossier. Ce n*étaU pas h la cour seulement ou entre gens habitués i son cérémonial que Tordre hiérarchique des sièges était établi ; les bour* geois constitués en charge ou prétendant h une supériorité quelconque le faisaient obserrer avec un soin tout aussi jaloux. Donne, raillant

« Livre II, an commencement du chapitre x, à propos d*une sentence, en un vers ïambique, de Publius Sjrus.

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