‹ Œuvres de MolièreChapitre 517 sur 541 · SCÈNE y · texte numérisé non relu

SCÈNE y

âearTîlMMidîery mettez-YoasIâ, et nous lisez Tosstraphes.

MOMSIBUR TIBÀUDIXB.

Une personne de qualité Ravit mon âme; Elle a de la beauté ^ Tai de la flamme; Mais je la blâme U avoir de la flerti.

LB VICOMTK.

Je suis perdu après cela.

LÀ COMTBSSE.

Le premier vers est beau : Une personne de qualité.

JUUB.

Je crois qu*îl est un peu trop long\ mais on peut prendre une licence pour dire une belle pensée.

LA COMTBSSE*.

Voyons Tautre strophe.

MONSIEUR TIBAUDIBR.

Je ne sais pas si ifous doutez de mon parfait amour;

M fatare résidence en proriiicc, ne lai permet «Tcspircr q«*«B tUgê ftêÊUU* ca préteace de Madame b kailIÎTe oa de MadaaM Téta* (aaTcn 6S3 de Tartuffe^ tome IV, p. 44a). Une sukttitatioa de tiéfet taat iaTcrae, amis aoa moins amusante pour des spectateurs bien au eooraat d« toatea ces diatiBctions d*étiquette, arait lieu à la scène m d« Tactc IT àm Omm Jmmm^ qaaad le noble débiteur, dans Tespoir d*étonrdir aoa créancier, déloge jaaqa'i le forcer d'accepter, de plaia-pied arec lui, les boaneart da

I. Et tartoat le parait, en tête d*ane stropbe où les autres rers qai ant ont aassi même mesure*. Il 7 a cbarge, arec inteaci«Mi bien ; car rien n*était plus simple, si Molière n'edt tenu i cette pbi- 'im^ qae de retrancber au moins une sjllabe en mettant dmmm aa liea de ptnammë. Plus bas il Tient deux Tcrs de quatorse syllabes dont Julie, qaoiqa*ilt aoieat biea rbjtbmcs, aarait pu téuMigaer aussi

a. La Comtbhb, à M. TihmmdUr. (1734.)

• Cet emploi, (ait par la Comtesse, de plioMi saas le mot siégm est i ter i celui que donne la note sur le rers que nous allons citer de TmuJJè.

* Nos aacicns traités de rersiScation (soit dit accessoiremcat, car Jiuie certes ae le sait et n'y pense guère) disaieat, ea gcaéral, iauvités les ths de ncaf syllabes. Nous ferons lenurqaer, en passant, qu'ils ae rit liant ponr*

58a LA COMTESSE D'SSGARBAGNAS.

Mais je sais bien que mon cantr^ à toute keurey Veut quitter sa chagrine demeure^ Pour aller par respect faire au votre sa cour : Après cela pourtant^ sûre de ma tendresse^ Et de ma foi^ dont unique est F espèce^ Vous devriez à votre tour^ Vous contentant d^ètre comtesse^ Vous dépouiller^ en ma faveur^ i uns peau de tigresse^ Qui couvre vos appas la nuit comme le jour.

LE VICOMTE

Me voilà supplanté, moi, par Monsieur Tibaudier,

Ll COMTESSE.

Ne pensez pas vous moquer : pour des vers faits dans la province, ces vers-là sont fort beaux.

LE VICOBITE.

Comment, Madame, me moquer? Quoique son rival, je trouve ces vers^ admirables, et ne les appelle pas seulement deux strophes, comme vous, mais deux ëpi« grammes, aussi bonnes que toutes celles de Martial*.

LÀ COBfTBSSE.

Quoi ? Martial fait-il des vers? Je pensois qu*il ne fît' que des gants ^?

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