ACTE II, SCÈNE Y
MONSIEUR JOURDAIN
La perruque, et les plumes sont-elles comme il faut?
mâîtrs Tailleur.
Tout est bien*.
MONSIEUR JOURDAIN, en regardant* l*halnt da tafllenr.
Ab, ah ! Monsieur le tailleur, voilà de mon étoffe du dernier habit que vous m*avez fait. Je la reconnois bien.
MAÎTRE TAILLEUR
Cest que Tétofie me sembla si belle, que j*en ai voulu lever un habit* pour moi.
MONSIEUR JOURDAIN
Oui, mais il ne falloît pas le lever avec le mien^.
MAÎTRE TAILLEUR
Voulez-vous mettre votre habit ?
MONSIEUR JOURDAIN
Oui, donnez-moi*.
MAITRE TAILLEUR
Attendez. Cela ne va pas comme cela. J'ai amené
I . « Ainsi, dit Génin *, Toflà le mattre tailleur qoi fournit, outre les habita d'étoffe, let bas, les souliers, la perruque et le chapeau à pluaaes. U eamab quatre différentes professions d'aujourd'hui. En revanche, le tailleur de 1670 n*étatt point mardiand de drap. » Ce cumul de professions semble douteux : Dorante (▼oyes ci>après, p. 11 5) a des comptes partieuliers ches son plumai sier, ches son tailleur, ches son marchand de drap. Seulement ce taillear attitré des gens de cour a tout à fiiit capté M. Jourdain, il est fort ménagé par lai (on en a deux fois la preuve dans cette scène), il doit être à ses yenx un arbitre du goût, et c'est à lui probablement que le Bourgeois s'en est remis de toutes ses élégances; il le choisit pour intermédiaire auprès des divers fournisseurs, lui ajant entendu dire qu'il foUait une certaine harmonie dans tout le costume.
a. M. JouRDAnr, regonlami^ etc. (1734.)
3. Leper était depuis longtemps le mot propre des gens du métier. Il est nombre de fois employé au chapitre thi du livre I de Rabelais. « Pour ton pourpoint forent levées huit cent tieise aunes de satin blanc, » etc.
4. Nous ne croyons pas que M. Jourdain ait voulu, par ménagement, laieser quelque équivoque dans le sens. Apec U mUn peut sans doute signlGer simplement « en même temps que le mien, » mais il faut bien entendre ici : « en le prenant sur ce que vous aves en et que j'ai payé d'étoile poor le