ACTE III, SCÈNE V
DORAIITI.
Mademoiselle votre fille, où est-elle, que je ne la vois point * ?
MADAME JOURDAIN
Mademoiselle ma fille est bien où elle est.
DORANTE
GMnment se porte-t-elle ?
MADAME JOURDAIN
Elle se porte sur ses deux jambes'.
DORANTE
Ne voulez- vous point un de ces jours* venir voir, avec elle, le ballet et la comédie que Ton fait chez le Roi?
MADAME JOURDAIN
Oui vraiment, nous avons fort envie de rire, fort envie de rire nous avons*.
DORANTE
Je pense. Madame Jourdain, que vous avez eu bien des amants dans votre jeune âge, belle et d^agréable humeur comme vous étiez.
I . Puisque je ne la toU point, car je ne la toîs point. Antrefois, comme on pent le voir dans les Lexiques de la Collection, les toort abondaient oà la conjonction que suffisait à elle senle à roidre le sens que nous exprimons par diverses locutions conjonctives qtt*elle termine : ainsi, p. 98, afin que (deux fois) ; p. 5o, 117, l5i, avant que^ sans qusf p. 168, alors que, etc.
a. Cette réponse rendiérit encore sur la première qu'une pareille question a attirée k Dorante (p. m); Auger rappelle iei le bon emploi qn*en a fait Lemonnier pour traduire une des brusques répliques de TescUve Parménoa an parasite Gnathon, dans b scène ui de Tacte II (vers a^i) de f Eunuque g le texte même de Térenee pent être rapproché de celui de Molière.
anATBO.
Plurima sainte Parmenonem Sumnuun smun imperiit Gnatko, (^ùtl agiiur?
PAUU2IO.
Siatur.
« Gnathonaalue.... son intime ami Parménon. Comment se porte-t-il ? -• Sur •es jambes. •