‹ Œuvres de MolièreChapitre 95 sur 541 · Voyex plus loin, p. 177, h même expranion · texte numérisé non relu

Voyex plus loin, p. 177, h même expranion

i%2 LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

DOEÂim.

Merveilleux; et je me trompe fort, ou la beauté de ce diamant fera pour vous sur son esprit un effet admirable.

MONSIEUR JOURDAIN

Plût au Gel!

MADAME JOURDAIN

Quand il est une fois avec lui, il ne peut le quitter.

DORANTE

Je lui ai fait valoir comme il faut la richesse de ce présent et la grandeur de votre amour.

MONSIEUR JOURDAIN

Ce sont. Monsieur, des bontés qui m*accablent; et je suis dans une confusion la plus grande du monde, de voir une personne de votre qualité s'abaisser* pour moi à ce que vous faites.

DORANTE

Vous moquez- vous ? est-ce qu'entre amis on s^arrete à ces sortes de scrupules? et ne feriez- vous pas pour moi la même chose, si Toccasion s'en offroit ?

MONSIEUR JOURDAIN

Ho ! assurément, et de très-grand cœur.

MADAME JOURDAIN*

Que sa présence me pèse sur les épaules !

DORANTE

Pour moi, je ne regarde rien*, quand il faut servir un ami ; et lorsque vous me fîtes confidence de Tardeur que vous aviez prise pour cette marquise agréable chez qui j'avois commerce, vous vîtes que d'abord je m^offiris de moi-même à servir votre amour.

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