‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 138 sur 854 · LIVRE VIII, CHAP. XL r»i · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, CHAP. XL r»i

n'eurent plus de vertu , elles détruisirent l'art militaire même : on ne descendit plus sur l'arène pour se former , mais pour se corrompre (i).

Plutarque nous dit (2) que , de son temps , les Romains pensaient que ces jeux avaient été la principale cause de la servitude où étaient tombés les Grecs. C'était , au contraire , la servitude des Grecs qui avait corrompu ces exercices. Du temps de Plutarque (3) , les parcs ou l'on combattait à nu , et les jeux de la lutte, rendaient les jeunes gens lâches, les portaient à un. amour. infâme , et n'en faisaient que des baladins: mais , d u. temps <T-£paminondas, l'exercice de la lutte faisait gagner* aux Thébajns la, bataille de Lcuctres (4). • - \ ; . . : j ' *. . ; ■ •:

Il y a peu de lois qui ne soient bonnes , lorsque l'état n'a point perdu ses principes ; et , comme disait Epicure en parlant des richesses, ce n'est point la liqueur qui est corrompue , c'est le vase.

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