LIVRE IX, CHAP. I
là puissance exécutrice et la législative , comme aujourd'hui j mais encore tout ce qu'il y a de propriété parmi les hommes (1).
Cette sorte de république , capable de résister à la force extérieure , peut se maintenir dans sa grandeur, sans que l'intérieur se corrompe : la forme de cette société prévient tous les inconvéniens.
Celui qui voudrait usurper ne pourrait guère être également accrédité dans tous les états confédérés. S'il se rendait trop puissant dans l'un , il alarmerait tous les autres ; s'il subjuguait une partie , celle qui serait libre encore pourrait lui résister avec des forces indépendantes de celles qu'il aurait usurpées , et l'accabler avant qu'il eût achevé de s'établir.
S'il arrive quelque sédition chez un des membres confédérés , les autres peuvent l'apaiser. Si quelques abus s'introduisent quelque part, ils sont corrigés par les parties saines. Cet état peut périr d'un côté sans périr de l'autre j la confédération peut être dissoute , et les confédérés rester souverains.
Composé de petites républiques , il jouit de la bonté du gouvernement intérieur de chacune; et, à l'égard du dehors , il a , par la force de l'association , tous les avantages des grandes monarchies.