‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 168 sur 854 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Continuation du même sujet.

Ainsi , quand une république tient quelque peuple sous sa dépendance , il faut qu'elle cherche à réparer les inconvéniens qui naissent de la nature de la chose , en lui donnant un bon droit politique et de bonnes lois civiles.

Une république d'Italie tenait des insulaires sous son obéissance : mais son droit politique et civil à leur égard était vicieux. On se souvient de cet acte (2) d'amnistie , qui porte qu'on ne les condamnerait plus à des peines afflictives sur la conscience informée du gouverneur. On a vu souvent des peuples demander des privilèges : ici le souverain accorde le droit de toutes les nations.

(1) Hannon voulait livrer Annibal aux Romains, comme Caton voulait qu'on livrât César aux Gaulois. — (a) Ou 18 octobre 1758, imprimé à Gènes , chez Franchelli. Vietiamo al nostro generaUgovernatore in delta isola di condanare in avenirs solaments ex informatâ con§cientiâj?*r- * sona alcunà nationale in pena affiittiva. Potrà ben si far arrestart eà\ încarcerare le persane che gli saranno sqspette ; salvo di renderns poi à noi solUcitamente.... ( Art. VI. )

i2o DE L'ESPRIT DES LOIS.

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