CHAPITRE VIL
Des monarchies que nous connaissons.
Les monarchies que nous connaissons n'ont pas , comme celle dont nous venons de parler , la liberté pour leur objet direct ; elles ne tendent qu'à la gloire des citoyens, de l'état et du prince. Mais de cette gloire il résulte un esprit de liberté qui , dans ces états , peut faire d'aussi grandes choses , et peut-être contribuer autant au bonheur que la liberté même.
Les trois pouvoirs n'y sont point distribués et fondus sur le modèle de la constitution dont nous avons parlé : ils ont chacun une distribution particulière , selon laquelle ils approchent plus ou moins de la liberté politique ; et , s'ils n'en approchaient pas , la monarchie dégénérerait en despotisme.