LIVRE XVI, CHAP. IV. ai
de la loi qui , chez eux , permet à une femme d'avoir plusieurs maris (1).
Mais je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de pays où la disproportion soit assez grande pour qu'elle exige qu'on y introduise la loi de plusieurs femmes ou la loi de plusieurs maris. Gela veut dire seulement que la pluralité des femmes , ou même la pluralité des hommes , s'éloigne moins de la nature dans de certains pays que dans d'autres.
J'avoue que , si ce que les relations nous disent était vrai , qu'à Bantam (2) il y a dix femmes pour un homme , ce serait un cas bien particulier de la polygamie.
Dans tout ceci , je ne justifie pas les usages , mais j'en rends les raisons.