‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 540 sur 854 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Comment les lois civiles corrigent quelquefois les fausses religions.

Le respect pour les choses anciennes, la simplicité ou la superstition , ont quelquefois établi des mystères ou des cérémonies qui pouvaient choquer la pudeur ; et de cela les exemples n'ont pas été rares dans le monde. Âristote(i) dit que, dans ce cas , h loi permet que les pères de famille aillent au temple célébrer ces mystères pour leurs femmes et pour leurs enfans : loi civile admirable qui conserve les mœurs contre la religion !

Auguste (2) défendit aux jeunes gens de l'un et de l'autre sexe d'assister à aucune cérémonie nocturne , s'ils n'étaient accompagnés d'un parent plus âgé ; et lorsqu'il rétablit les fêtes (3) lupercales , il ne voulut pas que les jeunes gens courussent nus.

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