LIVRE XXIV, CHÀP. XIX. 38g
Ces coutumes émanent moins directement du dogme de riranortalité de l'âme que de celui de la résurrection des corps ; d'où 'on a tiré cette conséquence , qu'après la mort, un même individu lurait les mêmes besoins , les mêmes sentimens , les mêmes pasions. Dans ce. point de vue , le dogme de l'immortalité de l'âme ifFec te prodigieusement les hommes , parce que l'idée d'un simple changement de demeure est pkis à la portée de notre esprit,, et latte plus notre cœur que l'idée d'une modification nouvelle.
Ce n'est pas assez pour une religion d'établir un dogme y iL iaut encore qu'elle le dirige. C'est ce qu'a fait admirablement jieii la religion chrétienne à l'égard des dogmes dont nous parions : elle nous fait espérer un état que nous croyions , non pas, m état que nous sentions ou que nous connaissions : tout y, ,usqu'à la résurrection des corps , nous mène à des idées spirituelles.