PSAUME CXXVII
Beatt omnes qui tintent Dominum.
Oh que votre bonheur vous doit remplir de joie, Vous tous qui craignez le Seigneur, Qui ne marchez que dans sa yoie.
Et lui donnez tout votre cœur !
DE P. CORNEILT.E. 4,9
Des travaux de vos mains il lait la nourriture Nécessaire à votre soutien ; ]*oint pour vous de bien qui ne dure, Point de mal cpii ne tourne en bien.
Vos femmes, tout ainsi c|ue ces fécondes vijjnes (^ui des maisons parent le tour, Vous rendront les fruits les plus dignes Que ])roinette im {)arfait amour.
Vos fils se rangeront autour de votre table Comm(; des jeunes oliviers, Et leur concorde inviolable Suivra vos plus lieureux sentiers.
V^oilà comme ce Dieu bénira par avance Un coMii- pour lui vraiment atteint, Et ce rpi'aura pour récompense Dès ici riîomme qui le craint.
Que du haut de Sion ses bontés vous bénissent. Et n'étalent dans sa cité, Jusfpi'à c(i (jue vos jours finissent, A vos veux que félicité !
Qu'elles vous fassent voir prospérer votre race Dans les enfants de vos enfants, Israël toujours sans disj^race, Et tous ses peuples Iriompbants!
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PSAUME CXXVIIl.
Sœpe expugnaverunt me àjuventute nieâ.
Dès mes plus jeunes ans les pécheurs ont sans cesse Par d'injustes complots attaqué ma foiblesse : Jacob, qu'ils ont poussé long-temps si vivement, A droit de dire hautement:
Dès mes plus jeunes ans les pécheurs ont sans cesse Par d'injustes complots attaqué ma foiblesse; Us ont voulu me perdre et me faire la loi.
Mais ils n ont pu rien contre moi.
Ces méchants ont forgé sur mon dos plus de crimes Qu au désert tous les ans n'en portent nos victimes^ Et n'ont fait, pour tout fruit de leur méchanceté, Qu'augmenter leur iniqufté.
Le Seigneur a sur eux renversé leurs tempêtes; Son bras, juste vengeur, a foudroyé leurs têtes : Ainsi soient terrassés à leur confusion Tous les ennemis de Sion !
Qu'ils deviennent pareils à ce foin inutile
Qui sur le haut des toits pousse un tuyau débile,
DE P. CORNEILLL:. 421
Et ne se montre aux yeux que pour le voir sécher Avant qu'on Yen puisse arracher!
Qu'ils deviennent pareils à ces méchantes herbes Dont jamais moissonneur n'a ramasse de yerhes. Que tient le ylaneur même indi^^jnes de sa main. Et ncn daiy ne remplir son sein !
Les passants qui sauront (|uelle est leur injustice ÏNe leur liiront jamais : Le Seifjneur vous bénisse. I-.e Sei^neiu' vous appuie, ainsi que notre cœur Vous bénit au nom du Sei{j;neur !
PSALMt: GXXIX.
De profundis cinnidvi.
Des abymes profonds où mon péché me plonjje.
Jusqu'à toi j'ai poussé mes cris :
Tu vois mon repentir et l'ennui (pii me ronjje, Seigneur; ne reçois pas mes vœux avec mépris.
Prête à mes longs soupirs cette oreille attentive
Qui n'entend point sans secourir; Jette sur les élans d une douleur si vive Cet œil qui ne j)eut voir de maux sans les guérir.
Pour grands que soient les n)iens, je le dis à ma honte
4!k2 POÉSIES DIVERSES
Seigneur, je les ai mérités ; Mais qui subsistera > si tu demandes compte . De tout Temportement de nos iniquités?
Auprès de ta justice il est une clémence
Que souvent tu choisis pour loi; Elle est inépuisable, et c'est son indulgence Qui m'a fait jusqu'ici subsister devant toi.
Je me suis soutenu, Seigneur, sur ta parole.
Dans ce que je n'ai su parer :
Un Dieu n'afïlige point qu'ensuite il ne conscde; C'est ce que tes bontés m'ordonnent d'espérer.
Espère, ainsi que moi, peuple de la Judée;
Fils de Jacob, espérez tous.
Et du matin au soir gardez la sainte idée D'espérer en sa gr^ce en craignant a<in courroux.
A sa miséricprde il n est point de limitée,
Il en a des trésors cachés; - Et prépare lui-même un excès de mérites A racheter bientôt l'excès de nos péchés.
Attends donc, Israël, attends avec courage
L'effet de ce qu'il a promis; Il paiera ta rançon, rompra ton eschivage.
Et brisera les fers où ton péché t'a mis.
DE P. COUiNElLLE. /l2'6