PSAUME CXXX
Domine, non est exaltatum cor fneiim.
Je n'ai point soupiré pour cette indépendance Où veut monter Torgueil par des droits usurpés ; Vers elle aucuns reyards ne me sont échappés, Non pas même par imprudence.
Vous le savez, Seigneur, ma plus vaste pensée Ne m'a jamais enflé d'aucune ambition, Ni recherché l'éclat d'une illustre action, Pour voir ma fortune haussée.
Si j'ai manqué d'avoir ce mépris de moi-même, (Jet humble sentiment cpie vous m'avez prescrit; Si j'ai jamais laissé surprendre mon esprit A la splendeur du diadème,
Puisse votre rebut se rendre aussi sévère.
Aussi rude à mon cœur mortellement navré.
Qu'est sensible ù renftuit nouvellement sevré Le refus du lait de sa mère !
Porte, porte au Seigneur ta pleine confiance. Israël, peuple élu qu il a daigné bénir,
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4a4 POÉSIES DIVERSES
Et depuis ce moment jusqu'à tout l'avenir Dédaigne toute autre espérance.