DISCOURS
PUONONCË PAU p. CORISEIIJ.E,
AVOCAT (;t:NKKAL A I,A TAliLE 1)K MAKURK DK NOHMANDIE, LK 'X\>. JANVILH l(J/|7, KCms^t'lL FIT IKVA.li A l'aCADÉMIE FHANCOISK A LA PLACL J)E M. MAYAAKD.
jNI t: S S I E L II S ,
S'il est vrai (juc ce soit nn avantage pour dépeindre les passions que» de les ressentir, et (jue Tesjjrit trouve avec plus de fa(îilité des couleurs pour ce qui le touche que pour les idées qu'il enq)runte de son imagination, j'avoue qu'il faut que je ( ondamne tous les applaudissements qu'ont reçus jusqu'ici mes ouvrages, et que c'est injustement qu'on m'attribue quelque adresse à décrire les mouvements de lame, puisque, dans la joie la plus sensible; dont je; sois ca])able, je ne trouve point de paroles qui vous en puissent l'aire concevoir la moindre |)artie. Ainsi je vois ma réputation prête à être détruite j)ar la gloire même qui la devoit achever, puisf|u'elle me jette dans la nécessité de vous montrer mon foible, prenant poss(Nssion des grâces qu'il vous a |)lu me faire : je ne me dois regarder que comme un de ces indignes mignons de la fortune que son caprice n'élève au plus haut de la roue, sans aucun mérite, qu(^ pf)ur mettre plus en vue les taches de la fanj^e dont elle les a tirés. Et certes, voyant cette honte inévitable dans l'honneur que je reçois,